Analyses

Accueil

 

Agitprop

English

Art

Français

Références

Español

Présentation

Plan site

 

 

 

 

 

Français   >   Analyses   >

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1933‑1945 : Le KPD dans la lutte contre la dictature national-socialiste
1933‑1945 : Groupes de militants communistes et antifascistes

 

 

Des hommes et des femmes en nombre ont refusé de se soumettre à la dictature. Courageusement ils ont résisté, se sont organisés, ont combattu. Ils ont ainsi fait le choix de risquer de perdre leur vie plutôt que de voir anéanti leur droit à une existence libre; le choix de renoncer à toute illusion d'espoir présent afin d'assurer l'élimination effective de l'exploitation que subissent les masses travailleuses sous le capitalisme.

 

 

 

 

 

 

Écrit: janvier 2013

Version imprimable
1933 1945: Le KPD dans la lutte contre la dictature national-socialiste - Sommaire

 

 

 

 

 

 

Considérations relatives à quelques caractéristiques du contexte

Les groupes

Uhrig (Berlin) (1937 1942)

Sieg (Berlin) (1939 1942)

Guddorf-Lange-Weise (Berlin) (1939 1942)

Budeus (Berlin) (1936 1942)

Kapelle-Ziegler (Berlin) (1938 1939)

Nelte-Gall (Berlin) (1938-1939)

Baum-Steinbrink (Berlin) (1938 1942)

"KPD-Bezirksorganisation Wasserkante" (Hambourg) (1940-1942)

Lechleiter (Mannheim) (1940-1942)

"KPD-Bezirksleitung Berlin" (Berlin) (1941 1944)

Knöchel (Ruhr, Wuppertal-Dusseldorf-Duisburg) (1942)

Zielasko (Ruhr) (1943)

Neubauer-Poser (Thüringen) (1942 1944)

Danz-Schwantes (Magdeburg) (1937-1944)

Schumann-Engert (Leipzig) (1941-1944)

Index alphabétique des noms

 

Considérations relatives à quelques caractéristiques du contexte

Dans ce qui suit, nous donnons un aperçu partiel des groupes organisés de lutte contre le régime national-socialiste. Nous ne développons pas d'analyse particulière à ce sujet. Nous nous limitons à quelques remarques visant à éclairer les caractéristiques de la situation, dans la mesure où elles étaient liées par une interdépendance forte aux orientations stratégiques et tactiques du KPD. En effet, des orientations adoptées par le Parti sur le plan politique général découlent des implications sur les objectifs à fixer aux groupes de militants organisés autour du Parti. De façon réciproque, les conditions réelles constituent un cadre objectif dont on ne peut pas s'affranchir de façon volontariste. Le rapport de forces, pratique, matériel, face à l'appareil répressif de la dictature, imprime sa marque à toute action. Certes, la détermination de l'orientation du Parti doit évidemment avoir en vue la modification de ce rapport de forces à travers le développement de l'action politique, mais l'objectif futur n'abolit pas immédiatement les limitations de la réalité du moment.

Voici donc quelques observations pour souligner certains aspects significatifs des conditions dans lesquelles les militants communistes ont développé leur action organisée.

Le Parti communiste de Russie connût une situation de clandestinité similaire à certains égards. Mais durant les années de développement progressif de la situation révolutionnaire, le POSDR n'engageait pas une action de lutte armée pour renverser le régime tsariste. Et lorsque la situation était mure pour la prise du pouvoir, un facteur primordial relatif à l'action armée nécessaire résidait dans le soutien de la part d'unités de l'armée tsariste, obtenu à travers la propagande préalable en son sein. Par contre pour le KPD il était beaucoup plus difficile de préparer une implication massive des soldats de l'armée allemande en vue de la prise du pouvoir, sous l'angle militaire. Les obstacles étaient multiples, liés principalement au rôle joué par les formations militaires spécialisées liées directement au NSDAP, mais aussi la sévérité de l'embrigadement répressif général au sein de l'armée, surtout après le déclenchement de la guerre.

Par conséquent la formation de groupes armés clandestins susceptibles d'intervenir dans l'insurrection à venir, revêtait une importance prépondérante. Or dans les faits les militants organisés du Parti n'ont pas réussi à atteindre le stade approprié en ce sens.

Nous voulons aussi mettre en lumière la problématique résultant de deux exigences ayant des implications pratiques contradictoires. Poussée à l'extrême, la protection individuelle contre la répression signifie purement et simplement de rester caché, c'est-à-dire inactif. Et la sauvegarde des structures organisationnelles nécessite en principe un cloisonnement aussi strict que possible, ce qui entrave dans la même mesure l'action coordonnée. Deux exemples: l'action entreprise par Hermann Baum et Werner Steinbrink contre l'exposition "Sowjetparadis" en mai 1942 entraina l'anéantissement des deux groupes; et la capture, en juillet 1942, d'Anton Saefkow et Franz Jacob, fut le début d'une série d'arrestations conduisant au démantèlement de l'ensemble des principales organisations existant à l'échelle du pays, qui avaient tissé des liens de coordinations entre elles. Souvent les coups portés aux groupes clandestins par les forces de répression sont le résultat d'infiltrations de mouchards. Or là aussi se manifeste l'ambivalence des mesures de protection. Le développement organisationnel nécessite des prises de contact avec de nouveaux militants, et il n'est pas possible de distinguer à coup sûr les vrais antifascistes des agents de l'ennemi, surtout quand ce sont des anciens membres du KPD.

En particulier, l'échange de courriers et documents transmis par des intermédiaires selon les règles du cloisonnement était un moyen de communication insuffisant, en ce qui concerne les efforts mutuels déployés par différents groupes pour dépasser le stade de la coordination pratique dans l'action et pour progresser dans le sens d'une orientation politique unifiée. Des discussions directes ont ainsi été organisées pour aplanir les divergences existantes entre certains militants exerçant des rôles dirigeants vis-à-vis de leurs groupes respectifs. C'était le cas notamment en ce qui concerne la question du positionnement programmatique vis-à-vis du NKFD, au sujet duquel des débats croisés ont eu lieu entre les groupes de Berlin, Thüringen et Leipzig. En l'occurrence les options aux implications divergentes qu'il faut mesurer et au sujet desquelles il faut adopter des choix, consistent soit à mettre en avant comme facteur primordial l'intégration des groupes de militants clandestins dans une structure organisationnelle unique ayant une direction centralisée, soit à considérer le degré de développement atteint par chacun des groupes, y compris sur le plan politique, comme un facteur propre aux structures organisationnelles respectives, et à écarter donc provisoirement la question de leur rapport organisé avec le Parti.

Enfin quelques remarques rédactionnelles. Les sources biographiques dans le domaine traité ici sont relativement abondantes. Mais il faut garder à l'esprit les facteurs de déformation qu'elles recèlent. Les publications parues en Allemagne de l'Est jusqu'à la réunification de l'Allemagne sont marquées par une certaine subjectivité, politique et sociologique. Certains personnages sont passés sous silence, parce que considérés comme traites ‑ même s'ils ont joué un rôle important qu'il est intéressant de connaitre ‑; d'autres, intégrés dans l'appareil du KPD/SED et de l'état après la guerre ‑ parfois au plus haut niveau ‑, sont artificiellement mis en valeur. Il y a aussi un engouement de chercheurs propre au nouveau contexte résultant de la réunification. Ces travaux apportent parfois des informations documentaires importantes et volumineuses, mais les interprétations tendent à être faussées par la volonté de régler le compte à des dirigeants politiques de la période précédente, à l'Est ou à l'Ouest, sans parler des ouvrages purement anticommunistes ("antistaliniens").

On rencontre ici et là des discordances dans les chronologies, selon la source. L'exactitude des biographies n'est pas garantie dans les détails, par exemple en ce qui concerne les dates des arrestations ou procès. Quoi qu'il en soit, il faut souligner que le système répressif national-socialiste avait des caractéristiques particulières. On constate notamment un mélange de respect d'un certain formalisme judiciaire, mais accompagné systématiquement de l'arbitraire total. Cela explique que la date de libération d'un condamné n'a que peu de rapport avec la durée de la peine prononcée, puisque très souvent, une fois la peine purgée, le prisonnier continuait à être détenu. Et lorsque les tribunaux national-socialistes s'attardaient dans le déroulement des procès et des investigations, c'était principalement dans l'objectif de remonter au mieux les connexions entre militants, plutôt que de procéder à des exécutions immédiates. Pour ce qui est de la terminologie, notons que dans le système pénitencier allemand de l'époque existait une variété de formes de détention, remontant au temps de l'empire avant 1918. Nous utilisons indistinctement le terme de prison, alors qu'en toute rigueur il s'agit par exemple de Gefängnis [prison], Zuchthaus [littéralement maison de redressement], Festungshaft [littéralement "détention en forteresse"].

Les groupes

Uhrig (Berlin) (1937‑1942)

Vers 1936, Robert Uhrig , membre du KPD, commença à développer à Berlin une organisation de militants agissant contre la dictature national-socialiste, à partir de groupes formés dans des entreprises[1]. Il était appuyé notamment par Franz Mett ; parmi ceux qui participaient, on peut mentionner: Kurt Bietzke , Erich Breitbach, Charlotte Eisenblätter , Fritz Emrich , Fritz Fomferra, Karl Frank , Hildegard Guddorf , Paul Klimmek, Ernst Knaack , Karl Kunger, Erich Kurz, Marta Kurz, Artur Ladwig, Kurt Lehmann , Georg Lehnig , Erich Lodemann, Johanna (Hanna) Mett, Hermann Michaelis , Fritz Plön , Heinrich Preuss , Kurt Riemer, Wilhelm Rietze , Otto Schmirgal , Werner Seelenbinder , Fritz Siedentopf , Walter Siemund, Arthur Sodtke, Elfriede (Frieda) Sodtke, Hermann Tops , Felix Tucholla , Käthe Tucholla , Elfriede (Else) Tygör , Charlotte Uhrig, Paul Wengels , Paul Zobel .

Au départ, R. Uhrig était à la tête d'une direction territoriale [Gebietsleitung] comprenant Berlin-Moabit, Charlottenburg, Lichtenberg, Mitte et d'autres parties de la ville. En 1939 fut établi une direction centrale composée des communistes K. Lehmann, F. Mett et R. Uhrig ainsi que du social-démocrate Leopold Tomschik[2]. Durant l'existence de l'organisation, des groupes comptant entre 5 et 70 membres furent développés dans un grand nombre d'entreprises. Parmi celles-ci[3]: trois grands établissements de l'AEG (notamment AEG Turbinenfabrik), plusieurs établissements du Siemens-Konzern (notamment le Siemens-Schaltwerk), Osram GmbH Werk A, Deutsche Waffen- und Munitionsfabriken AG, Ludwig Loewe & Co. AG, Daimler-Benz AG à Marienfelde et Genshagen près de Berlin, Argus‑Flugmotorenwerke, Deutsche Industriewerke, Heinkel-Werke, Knorr-Bremse AG, C. Lorenz AG, Rheinmetall-Borsig AG, Telefunken Gesellschaft für drahtlose Telegraphie mbH, Brandenburgische Motorenwerke GmbH, Kabelwerk Oberspree.

La direction de l'organisation était en contact avec le secrétariat à l'étranger [Auslandssekretariat] du Comité central du KPD installé à Prague. En juin 1940 l'instructeur Rudolf Hallmeyer se rendit à Berlin; cependant il fut arrêté le 24 aout[4]. À partir d'été 1940 la direction de l'organisation, en coopération avec Wilhelm Guddorf  et John Sieg , remplissait la fonction d'une direction de secteur [Bezirksleitung] pour Berlin. En hiver 1941/1942 des contacts se réalisèrent avec les instructeurs du Comité central du KPD Alfred Kowalke et Charlotte Bischoff.

Des liens furent établis avec d'autres groupes principalement dans la Ruhr (Dortmund, Duisburg, Düsseldorf, Oberhausen, Remscheid et Wuppertal, Essen), Hanovre, Hildesheim, Mannheim, en Saxe (Dresde et Leipzig), en Thüringen (Gotha et Jena) et à Hambourg, Koblenz, la région de Mansfeld, partiellement en Brandebourg, Mecklenburg et Pommern. On peut mentionner notamment le contact avec Theodor Neubauer  en Thüringen. Par l'intermédiaire de L. Tomschik, d'origine autrichienne, des liaisons vers Bavière (Munich) et Tyrol furent établies, et des groupes y créés.

En automne 1941, l'organisation fut rejoint par le groupe "Revolutionäre Arbeiter und Soldaten" ("Ouvriers et soldats révolutionnaires") (RAS), dirigé notamment par Willy Sachse, qui avait été formé en 1940 par la fusion du groupe Berlin-Nord (Wedding) et du groupe autour de Josef Römer. Ce dernier avait été durant les années 1920 dirigeant du Freikorps Oberland, transformé par la suite en Bund Oberland. Il avait rejoint le KPD en 1932 et avait été chargé de l'édition du périodique Der Aufbruch, qui s'adressait aux "national-révolutionnaires" déçus du NSDAP. Après avoir été emprisonné en 1933 puis de juin 1934 jusqu'à peu avant le déclenchement de la guerre, Römer rétablit des contacts avec des anciens militants de la dénommée droite national-révolutionnaire, entre autres Hans Hartwimmer à Munich (groupe Hartwimmer-Olschewski). À la même époque, le groupe autour de Walter Budeus  s'associa également à l'organisation de R. Uhrig. Une direction politique commune fut établie composée de Budeus, Römer et Uhrig[5]. La publication intitulée Informationsdienst, initialement édité par Römer à destination des adversaires de Hitler qu'il regroupait à Munich, fut désormais publiée par l'organisation de Berlin; il parut entre printemps 1940 et le début de 1942. Römer était chargé de la partie concernant le domaine militaire, Uhrig de celle relative au domaine économique. Par ailleurs, l'organisation coopérait avec celle autour de Harro Schulze-Boysen et Arvid Harnack. À partir d'hiver 1941/1942 elle est en contact avec A. Saefkow  à Berlin.

Au début de 1942, la Gestapo déclencha une action d'arrestations massive. À partir du 4 février, environ 200 militants furent arrêtés, notamment W. Budeus, J. Römer et R. Uhrig. Déjà au cours des investigations en vue des inculpations, 16 personnes furent assassinées. De multiples procès se déroulèrent entre novembre 1943 et octobre 1944. 36 membres de l'organisation furent condamnés à mort et exécutés, d'autres condamnés à de lourdes peines de prison. Parmi ceux qui furent exécutés entre aout et octobre 1944, se trouvent: W. Budeus, Ch. Eisenblätter, K. Frank, Paul Gesche, E. Knaack, E. Kurz, K. Lehmann, E. Lodemann, Helmuth Masche, F. Mett, Johann Pierschke, F. Plön, H. Preuss, Fritz Riedel, W. Rietze, J. Römer, W. Sachse, O. Schmirgal, W. Seelenbinder, F. Siedentopf, W. Siemund, A. Sodtke, H. Tops, E. Tygör, R. Uhrig et Johannes Zoschke. L. Tomschik se suicida la nuit avant l'exécution. Plusieurs antifascistes autrichiens furent également assassinés, dont Alois Graus et Anton Rausch.

Néanmoins, la Gestapo ne réussit pas à anéantir totalement l'activité de l'organisation. Un certain nombre de militants qui avaient échappé à la répression, poursuivaient le combat, en particulier dans le cadre de l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . Des dizaines de groupes de militants dans des entreprises ne furent pas découverts par la Gestapo, ni les organisations autour, respectivement, de W. Guddorf et J. Sieg ainsi qu'A. Saefkow, de même que les contacts avec la Ruhr, Hambourg, Thüringen. Cependant début de juillet et début d'aout 1942, la Gestapo procéda à de nouvelles arrestations: Willy Börner, Erwin Panndorf, Rudolf Scheffel, K. Tucholla, F. Tucholla, et d'autres. Börner et Panndorf furent assassinés à la fin de 1942, les autres furent exécutés en septembre 1943. Puis, entre aout 1942 et le début de 1943, la Gestapo arrêta encore 130 militants. Parmi ceux qui furent condamnés à mort et exécutés se trouvent: Karl Behrens, Erika von Brockdorff, Hans Coppi , Hilde Coppi, Erwin Gehrts, John Graudenz, W. Guddorf, Arvid Harnack, Mildred Harnack, Albert Hößler, Walter Husemann, Anna Krauss, Walter Küchenmeister, Adam Kuckhoff, Eugen Neutert , Oda Schottmüller, Kurt Schulze, Harro Schulze-Boysen, Libertas Schulze-Boysen, Kurt Schumacher, Elisabeth Schumacher, Wilhelm Schürmann-Horster, Martin Weise , Emil Hübner, la fille (Frida) et le gendre (Stanislaus Wesolek) de celui-ci, la famille Wesolek, Hans-Heinrich Kummerow, Ingeborg Kummerow, Rudolf von Scheliha, Ilse Stöbe, Erhard Tohmfor. Herbert Grasse  et J. Sieg se suicidèrent. Cinq autres furent assassines au cours des investigations préalables.

 

 

Kurt Bietzke (13/1/1894 ‑ 8/9/1943)

Né à Guben[6]. En 1915 il s'installe à Berlin. En 1916 il adhère au SPD, puis rejoint l'USPD. En 1918 il participe à la constitution du KPD à Berlin-Lichtenberg. Il travaille à la Ludwig Loewe & Co. AG à Berlin-Lankwitz. En tant que responsable du KPD, il est dirigeant adjoint du "Proletarischer Selbstschutz Berlin-Ost" ("Autodéfense prolétarienne Berlin-Est"). Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, il est membre d'une cellule du sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Lichtenberg du KPD. Le 1er Mai 1933 il organise des actions à Berlin-Stralau et Berlin-Lichtenberg. Il est brièvement arrêté. À partir de 1936, il fait partie du groupe de militants antifascistes autour de Felix Tucholla , ensuite de l'organisation autour de Robert Uhrig . Il est arrêté le 8 juillet 1942, condamné à mort le 17 aout 1943. Il est assassiné le 8 septembre, au cours d'une action d'exécutions massive connue comme "Blutnächte von Plötzensee" ("Nuits sanguinaires de Plötzensee").

Charlotte Eisenblätter (7/8/1903 ‑ 25/8/1944)

Née à Berlin-Charlottenburg[7]. En 1919 elle adhère à la Sozialistische Arbeiter-Jugend (Jeunesses socialistes ouvrières) (SAJ). Elle est employée comme secrétaire dans un établissement de l'AEG. Elle a pour compagnon Werner Seelenbinder . Elle participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . Elle est arrêtée le 10 février 1942, inculpée le 15 février 1944. Elle est condamnée à mort le 6 juillet, ensemble avec Friedrich Siedentopf , puis exécutée en même temps que Elfriede Tygör .

Fritz Emrich (19/8/1884 ‑ 23/7/1947)

Né à Weihstein[8]. Il apprend le métier de tailleur et travaillera dans différentes usines de textile. En 1909 il adhère à la Sozialistische Arbeiter-Jugend (Jeunesses socialistes ouvrières) (SAJ), en 1912 au SPD, en 1918 à l'USPD, en 1921 au KPD. À partir de 1928 il travaille pour le Comité central du KPD. Au 4e Congrès mondial de l'Internationale syndicale rouge (ISR), en 1928, il est élu au présidium. Il est dirigeant de la RGO à Berlin-Brandenburg. En 1929, après avoir été exclu de l'ADGB, il est nommé à la direction centrale de la RGO, puis la même année, au 1er Congrès de la RGO, il est nommé au comité national [Reichskomitee]; il dirige d'abord le groupe textile de la RGO ensuite le groupe métal. En 1932 il est désigné comme Instructeur du KPD pour le secteur [Bezirk] Niederrhein/Ruhrgebiet. En juillet 1932, il devient membre de l'Assemblée nationale pour la circonscription Merseburg, fonction qu'il occupera jusqu'en 1933. En février 1933, immédiatement après l'incendie du bâtiment du Reichstag, il est arrêté. Il est libéré en 1936. Il travaille à la Chemische Wäscherei Elli Klose à Berlin-Köpenick. Il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . À partir de la fin de 1942 il coopère à la reconstruction de l'organisation de secteur [Bezirksorganisation] de Berlin autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob  et fait partie de la direction. Grâce à des relations il fait en sorte que les cellules existantes dans les entreprises Ehrich & Graetz, Ullstein, AEG Wildau, Siemens-Werke, rejoignent l'organisation autour de Saefkow et Jacob. En 1944, il abandonne les charges de direction.

Karl Frank (5/12/1906 ‑ 21/8/1944)

Né à Berlin[9]. Il apprend le métier d'ébéniste. En 1922 il adhère à la Sozialistische Arbeiter-Jugend (Jeunesses socialistes ouvrières) (SAJ), en 1927 au KPD, il est membre de la Rote Hilfe Deutschlands (Secours rouge d'Allemagne) (RHD), de la RGO, du Deutscher Holzarbeiterverband (Fédération des travailleurs du bois) (DHV). En 1931-1932 il suit des cours à l'école internationale Lénine à Moscou. Il est à la tête de la direction du sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Zentrum du KPD. Il est arrêté en mars 1933, il est condamné le 23 juin à 1 an 4 mois de prison. Il est libéré en 1935. À partir de 1940 il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . Il constitue un groupe de militants au Betrieb Grau à Berlin-Friedrichshagen. Il contribue à la publication du périodique Informationsdienst. Jusqu'au printemps de 1941 il fait partie de la direction de l'organisation, puis se retire. À partir de novembre il reprend l'activité au sein de l'organisation. Il travaille à la Bootswerft Pirsch. Il est arrêté le 26 mars 1942, et inculpé dans le cadre du procès contre Robert Uhrig . Il est condamné à mort le 6 juin 1944, puis exécuté.

Hildegard Guddorf (Hilde) (5/7/1907 ‑ 6/11/1980)

Née à Gera[10]. En 1922 elle adhère au KJVD, en 1926 au KPD, elle est membre de la Rote Hilfe Deutschlands (Secours rouge d'Allemagne) (RHD). En 1930 elle épouse Wilhelm Guddorf . De juillet à septembre 1934 puis de mars 1935 à avril 1936 elle participe à l'organisation autour d'Albert Kayser . Elle est arrêtée le 6 septembre 1934, et condamnée le 25 février 1935 dans le cadre du procès contre Martin Weise  et autres, à 6 mois de prison. Elle est libérée le 11 mars 1935. Le 6 mai 1936 elle émigre illégalement en Tchécoslovaquie. En 1938 elle est expulsée en direction de la Pologne, mais elle reste clandestinement en Tchécoslovaquie. Après l'occupation de la Tchécoslovaquie, le 12 avril 1939, elle est de nouveau arrêtée au cours d'une tentative de rejoindre la Grande-Bretagne en passant par la Pologne. Elle est libérée le 26 janvier 1940. Entre le printemps de 1940 et le printemps de 1941 elle participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . À partir de la fin de 1941 elle contribue à la publication du périodique Informationsdienst. Elle est condamnée le 5 mars 1943 à 1 an de prison. Elle est libérée le 4 mars 1944.

Paul Hinze (10/8/1906 ‑ 20/4/1945)

Né à Letschin en Brandenburg[11]. Il exerce le métier de boucher, à partir de 1937 il tient un commerce de boucherie. En 1938 il entre en contact avec l'organisation autour de Robert Uhrig . Durant la guerre il s'associe au groupe de militants antifascistes existant à l'usine de Rheinmetall-Borsig à Berlin-Tegel, par la suite il est en contact avec l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . Il est arrêté le 14 avril 1944, condamné à mort le 15 février 1945, puis exécuté.

Ernst Knaack (4/11/1914 ‑ 28/8/1944)

Né à Berlin[12]. En 1928 il adhère au KJVD et au RFB. Il est chargé de responsabilités au sein du KJVD de Berlin-Prenzlauer Berg. Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, il dirige un groupe illégal du KJVD. Il est arrêté le 30 novembre 1935, et condamné le 2 octobre 1936 à 2 ans de prison. Après sa libération, il occupe des responsabilités au sein de l'organisation autour de Robert Uhrig . Il contribue à la publication du périodique Informationsdienst. Il est de nouveau arrêtée le 26 mars 1942, inculpé le 15 février 1944, condamné à mort le 6 juillet dans le cadre du procès contre et autres, puis exécuté.

Kurt Lehmann (10/11/1906 ‑ 21/8/1944)

Né à Berlin[13]. En 1924 il adhère au KPD. En 1933 il occupe des responsabilités au sein du KPD de Berlin-Prenzlauer Berg. Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, il fait partie de la direction du sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Stettiner Bahnhof. Il est arrêté à la fin d'avril de 1934, inculpé en mai et condamné le 25 septembre 1934 à 2 ans 6 mois de prison. Après sa libération, il travaille comme isolateur [Isolierer] à l'entreprise Ewald Hosse à Berlin-Lichtenberg. Il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . À partir de 1938 il fait partie de la direction de cette organisation. Il est arrêté le 4 ou 5 février 1942, condamné à mort le 7 juin 1944 dans le cadre du procès contre Uhrig et autres, puis exécuté.

Georg Lehnig (15/3/1907 ‑ 28/3/1945)

Né à Berlin[14]. Il apprend le métier de mécanicien. En 1923 il adhère au KJVD, en 1927 au KPD. Il travaille à la Firma Scharff Nachf. à Berlin-Neukölln. En 1932-1933 il séjourne pendant 9 mois en URSS, ensuite il exerce des fonctions pour le KPD en Lituanie et le territoire de Memel (la région de Klaipeda). Il est arrêté le 17 mai 1933 en Prusse de l'Est, puis libéré le 27 janvier 1935. Il travaille au Kabelwerk Berlin-Oberschöneweide. Il est en contact avec le groupe autour de Robert Uhrig . Après le déclenchement de la guerre, il organise la diffusion de tracts à la Rheinmetall-Borsig AG à Berlin-Tegel et d'autres entreprises d'armement. En 1943-1944 il fait partie du groupe autour de Paul Hinze , qui est en contact avec l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . Il est arrêté de nouveau le 16 avril 1944, condamné à mort le 11 janvier 1945, puis exécuté.

Franz Mett (25/10/1904 ‑ 21/8/1944)

Né à Nickelnischken en Prusse de l'Est[15]. Il travaille pendant quelque temps comme mineur dans la Ruhr, comme métallurgiste à Berlin. En 1928 il adhère au KPD. Il est membre du Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV), de la RGO, de la Rote Hilfe Deutschlands (Secours rouge d'Allemagne) (RHD). Il occupe des responsabilités dans le sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Zentrum du KPD. Il est arrêté en novembre 1934 et condamné le 30 janvier 1935 à 3 ans de prison. Après sa libération il travaille à la Firma Robert Carst à Berlin. Il fait partie de la direction de l'organisation autour de Robert Uhrig . Durant la guerre il participe au développement des groupes à AEG Turbinenbau Berlin-Moabit, au Kabelwerk Berlin-Oberspree, à la Knorr-Bremse AG Berlin-Lichtenberg, à Bamag-Meguin et d'autres. Il est de nouveau arrêté le 4 février 1942, et condamné à mort le 6 juin 1944, puis exécuté.

Hermann Michaelis (29/5/1898-1/12/1984)

Né en Beichlingen en Thüringen[16]. Il apprend le métier d'ébéniste. En 1915 il est appelé à l'armée. En 1917 il adhère au Deutscher Holzarbeiterverband (Fédération des travailleurs du bois) (DHV). En mars 1920 il participe à la lutte contre le putsch de Lüttwitz-Kapp. [Chronologie ] En 1925 il s'installe à Berlin. En 1929 il adhère au KPD, en 1930 à la RGO. En 1933-1934 il participe à l'action clandestine de la RGO de Berlin-Brandenburg-Grenzmark. En 1934 il contribue à la création d'un groupe de militants antifascistes de l'Industriegewerkschaft Holz (Syndicat de l'industrie du bois) (IG Holz). Il est arrêté le 18 décembre 1934 et condamné le 27 avril 1935 à 5 ans de prison. Il est libéré le 23 décembre 1939. Il travaille à la Firma Paul F. Lüdtke. De 1940 à 1942 il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig , puis à partir de la fin de l'été 1943 à celle autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob .

Fritz Plön (3/12/1906 ‑ 28/8/1944)

Né à Berlin[17]. Il passe quelque temps comme travailleur agricole à Obergrunstedt près de Weimar. En 1926 il retourne à Berlin. En 1927 il adhère au KJVD puis au KPD. Il travaille à la Firma Ford à Berlin-Johannisthal. Il est embauché à l'AEG Kabelwerk Oberspree (KWO) à Berlin-Oberschöneweide et suit une formation de soudeur. À partir de 1936 il a pour compagne Elfriede Tygör . À KWO Berlin-Oberschöneweide, il dirige un groupe de militants antifascistes, lequel s'intègre en 1938 à l'organisation autour de Robert Uhrig . Il est arrêté le 4 février 1942, inculpé le 15 février 1944 et condamné à mort le 6 juillet dans le cadre du procès contre Uhrig et autres, puis exécuté.

Heinrich Preuss (23/5/1886 ‑ 28/8/1944)

Né à Mauenfelde en Prusse de l'Est[18]. Il apprend le métier de boulanger. Il adhère au SPD, en 1919 à l'USPD, puis au KPD. Il travaille à la Brotfabrik Wittler à Berlin. Il est membre du Deutscher Bäckerverband (Fédération allemande de boulangers) puis du Deutscher Nahrungs- u. Genußmittelarbeiterverband (Fédération allemande des travailleurs de l'alimentation). À son lieu de travail il est membre du conseil d'entreprise [Betriebsrat]. Après des grèves en juin 1928 et 1932 il est licencié, et expulsé de la fédération. Il occupe des responsabilités à la RGO, dans le cadre de l'Industriegewerkschaft Nahrung und Genuß (Syndicat de l'industrie de l'alimentation). Il est arrêté le 8 mai 1935 et condamné le 6 aout 1935 à 4 ans de prison. Il est libéré en aout 1939. Il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . Il contribue à la publication du périodique Informationsdienst. Il est de nouveau arrêté le 4 février 1942, inculpé le 15 février 1944 et condamné à mort le 6 juillet dans le cadre du procès contre Uhrig et autres, puis exécuté.

Wilhelm Rietze (10/10/1903 ‑ 28/8/1944)

Né à Berlin[19]. Il apprend le métier de ferronnier. Il adhère au Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV). En 1930 il adhère au KPD, en 1931 à la RGO. Après la prise du pouvoir par les national-socialistes il est à la tête de l'organisation du sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Prenzlauer Berg du KPD. Il est arrêté le 29 janvier 1934, condamné le 1er novembre 1934 à 3 ans de prison. Il est libéré le 1er aout 1937. Il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . Il est chargé des liaisons avec les groupes de militants antifascistes à AEG Turbinenbau Berlin-Moabit, AEG Kabelwerk Oberspree Berlin-Oberschöneweide, Knorr Bremse AG Berlin-Lichtenberg et Bamag-Meguin AG Berlin. Il est de nouveau arrêté le 4 février 1942, inculpé le 15 février 1944 et condamné à mort le 6 juillet dans le cadre du procès contre Uhrig et autres, puis exécuté.

Otto Schmirgal (15/12/1900 ‑ 24/10/1944)

Né à Bentschen en Posen[20]. Il apprend le métier de tourneur. En 1918-1920 il est membre du Freikorps Ost. En 1925 il adhère au KPD. À partir d 1927 il travaille à la Berliner Verkehrsgesellschaft (BVG); il est membre du conseil d'entreprise [Betriebsrat]. Il est membre de la RGO. Durant la grève de novembre 1932 à la BVG il fait partie du comité de grève. [Chronologie ] Il est licencié. Il fait partie de la direction du secteur Berlin-Brandenburg du KPD. En 1932 il est élu à l'assemblée régionale de Prusse, puis réélu en mars 1933. Il est arrêté en aout 1933, libéré en septembre 1934. Il travaille sur les chantiers de construction des autoroutes, puis à partir de 1937 à la Zahnradfabrik AG Friedrichshafen à Berlin-Wittenau. À partir de 1939 il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . En 1939 il est arrêté pendant quelques semaines. Il est arrêté de nouveau le 4 février 1942, condamné à mort le 5 septembre 1944, puis exécuté.

En complément, voici quelques indications biographiques concernant un autre organisateur de la grève de novembre 1932 à la BVG.

Albert Kayser (28/11/1898 ‑ 18/10/1944)

Né à Stettin[21]. En 1910 il adhère au Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV), puis au Deutscher Verkehrsbund (Fédération allemande des communications) (DVB), à la Sozialistische Arbeiter-Jugend (Jeunesses socialistes ouvrières) (SAJ). Il adhère ensuite à l'USPD. En 1919 il adhère au KPD. En 1919-1921 il occupe des responsabilités syndicales dans les Berliner Gaswerke. En 1921-1923 il est “homme de confiance” [Vertrauensmann] aux Siemens-Werke. En 1923 il participe à une grève, il est licencié. En 1924-1929 il est président du conseil d'entreprise [Betriebsratsvorsitzender] à la BVG. En 1928 il est arrêté. Il est membre de la RGO. En juillet 1929 il est exclu du DVB. Durant la grève de novembre 1932 à la BVG, il est président du comité de grève. [Chronologie ] En juillet 1932 il est élu à l'assemblée nationale. Il est arrêté le 28 février 1933, libéré en décembre. Il est instructeur du Comité central du KPD pour les secteurs Erfurt, Halle, Hanovre, Magdeburg et Berlin. Il est de nouveau arrêté le 26 janvier 1935, condamné à mort le 2 aout 1935. La peine est commuée en prison à vie, il décède durant son internement.

Werner Seelenbinder (2/8/1904 ‑ 24/10/1944)

Né à Stettin[22]. Il s'installe à Berlin. En 1928 il adhère au KPD. En tant que sportif (lutteur) il remporte en 1926 sa première victoire au niveau international. En tant que membre du KGRS, en 1933 l'objectif lui est fixé de rejoindre une association sportive légale et de s'efforcer devenir candidat pour participer aux Jeux olympiques. Il travaille en tant que transporteur à AEG Treptow. Il a pour compagne Charlotte Eisenblätter . En 1936 il participe effectivement aux Jeux olympiques. Il utilise ses séjours à l'étranger pour effectuer des missions pour le KPD. À partir de 1938 il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . Il contribue à la publication du périodique Informationsdienst. En 1940 il effectue un service obligatoire [dienstverpflichtet] en tant que transporteur dans une entreprise d'armement à Marienfeld. Ultérieurement il travaille à la Firma Eisenwerk Mannheim à Berlin-Mariendorf. Il est arrêté le 4 février 1942, condamné à mort le 5 septembre 1944, puis exécuté.

Friedrich (Fritz) Siedentopf (14/4/1908 ‑ 28/8/1944)

Né à Güsten en Saxe[23]. Au début des années 1930 il s'installe à Berlin. En 1931 il adhère au Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV), en 1932 au KPD. Il est arrêté le 18 aout 1934 et condamné le 13 décembre à 4 ans de prison. Il est libéré le 22 décembre 1938. Il travaille comme serrurier de bâtiment à la Firma Erwin Auert à Berlin-Weißensee. À partir de 1939 il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig , en tant qu'instructeur. Il appuie Franz Mett  dans la direction de groupes de militants antifascistes dans les entreprises, entre autre: Knorr-Bremse AG Berlin-Lichtenberg, Bamag-Meguin AG Berlin-Moabit. Il constitue un groupe à la Firma Erwin Auert. Il est de nouveau arrêté le 4 février 1942, inculpé le 15 février 1944 et condamné à mort le 6 juillet, puis exécuté.

Hermann Tops (18/7/1897 ‑ 14/8/1944)

Né à Berlin[24]. En 1919 il adhère au Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV), à la Sozialistische Arbeiter-Jugend (Jeunesses socialistes ouvrières) (SAJ). En 1923 il adhère au KPD. Il apprend le métier de tourneur-outilleur, à la Firma August Riebe à Berlin-Weißensee. En 1912-1914, il milite contre les préparatifs de guerre. En juillet 1916 il est appelé à l'armée. En automne 1918 il est fait prisonnier par l'armée britannique, il est libéré en février 1920. Il travaille de nouveau à la Firma Riebe. Il occupe des fonctions de membre du conseil d'entreprise [Betriebsrat] dans différentes usines. Il est arrêté en octobre 1933, condamné le 6 décembre 1934 à 1 an 6 mois de prison. Il est libéré en printemps de 1935. À partir de début de 1936 il travaille comme tourneur outilleur à la Firma Herbert Lindner à Berlin-Wittenau. Il est membre du groupe illégal du KPD de son lieu de travail, il en assume par la suite la direction. À partir de 1938, il fait partie d'une direction territoriale [Gebietsleitung] du KPD à Berlin. À la fin de 1939 il est arrêté, mais libéré après 4 semaines. À partir de 1939 il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . Il est arrêté en février 1942, inculpé le 27 février 1944, condamné à mort le 21 juin dans le cadre du procès contre Erich Wichmann et autres, puis exécuté.

Felix Tucholla (17/5/1899 ‑ 8/9/1943)

Né à Berlin-Friedrichsfelde[25]. Il apprend le métier de serrurier. Il est marié avec Käthe Tucholla . En 1928 il adhère au KPD. Il fait partie de la direction du sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Ost du KPD. En 1934 il est arrêté, mais libéré après 1 mois. En 1936 il constitue un groupe de militants antifascistes. Durant la guerre il se joint à l'organisation autour de Robert Uhrig . Il est arrêté le 28 juillet 1942, condamné à mort le 17 aout 1943, puis exécuté.

Käthe Tucholla, née Scheffle (10/1/1910 ‑ 28/9/1943)

Née à Berlin-Lichtenberg[26]. Elle est mariée avec Felix Tucholla . Elle participe au même groupe de militants antifascistes. Elle est arrêtée le 25 juillet 1942, condamnée à mort le 17 aout 1943, puis exécuté.

Elfriede (Else) Tygör née Pilz (10/10/1903 ‑ 25/8/1944)

Née à Berlin[27]. Elle adhère au KPD. À partir de 1936 elle a pour compagnon Fritz Plön . À partir de l'été de 1941 elle participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . Elle contribue à la publication du périodique Informationsdienst. Elle est arrêtée le 4 février 1942, inculpée le 15 février 1944, condamnée à mort le 6 juillet dans le cadre du procès contre Uhrig et autres, puis exécutée.

Robert Uhrig (8/3/1903 ‑ 21/8/1944)

Né à Leipzig[28]. Il grandit à Berlin. Il apprend le métier de tourneur outilleur à la Ludwig Loewe & Co. AG à Berlin-Moabit. Il obtient le diplôme d'ingénieur à Berlin. En 1920 il adhère au KPD. Il intervient en tant que responsable en direction de groupes d'entreprise. En 1929 il est embauché à l'Osram GmbH à Berlin-Moabit. De la fin de 1932 ou début de 1933 jusqu'en 1934 il dirige une cellule du KPD à son lieu de travail à l'Osram-Werk A. Il est arrêté en juin 1934, condamné le 26 novembre à 21 mois de prison. Après sa libération, à partir de 1936-1937 il reprend l'activité politique et édifie de nouveau des groupes communistes d'entreprise. En 1938 il se rend en Tchécoslovaquie pour prendre contact avec le Comité central du KPD, il est en lien avec l'instructeur Rudolf Hallmeyer. En 1940 il entre à la direction du KPD de Berlin. Il travaille comme outilleur à la Firma Dr. Klaus Gettwart à Berlin-Köpenick. En 1940 il prend contact avec le groupe "Volksfront" ("Front populaire") autour de Josef Römer, il coopère au périodique Informationsdienst publié par ce dernier (il est chargé du domaine de politique économique); en automne 1941 il prend contact avec Walter Budeus . La direction du groupe autour d'Uhrig  est réorganisée, elle est formée maintenant de  Uhrig, Römer et Budeus. Uhrig est arrêté le 4 février 1942 en même temps que 200 autres membres du groupe. Il est condamné à mort le 7 juin 1944, puis exécuté.

Paul Wengels (27/3/1907-2/6/1977)

Né à Boxhagen près de Berlin (aujourd'hui partie de Berlin-Friedrichshain)[29]. Il apprend le métier de mécanicien. En 1921 il adhère au KJVD, en 1925 au KPD. En 1926 il entre à la direction du KJVD Berlin-Lichtenberg. À partir de 1934 il travaille à la C. Lorenz AG Berlin-Tempelhof comme technicien de plateforme d'essais. Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, il dirige un groupe de militants antifascistes à la C. Lorenz AG. Il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . Il est arrêté le 4 février 1942, condamné le 19 avril 1944 à 10 ans de prison. Libéré le 27 avril 1945 par l'arrivée de l'armée soviétique.

Paul Zobel (13 ou 15/3/1891 ‑ 22/3/1945)

Né à Berlin[30]. En 1914 il est appelé à l'armée. En 1918 ou en 1923 il adhère au KPD. En 1927 il est arrêté et condamne à 1 an de prison. En 1928 il est élu à l'assemblée régionale de Prusse. Il est détenu durant  la nuit du 27 février 1933, puis arrêté en juillet et libéré en décembre. À partir de 1937 il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . En 1941 il est de nouveau détenu passagèrement. Il participe à l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . En juillet 1944 il est arrêté une nouvelle fois, puis assassiné.

Sieg (Berlin) (1939‑1942)

Cette organisation s'est constituée sur la base d'un groupe comprenant des membres du sous- secteur [Unterbezirk] Berlin-Neukölln du KPD ainsi que d'autres antifascistes, qui s'étaient réunis durant les années 1935-1939[31]. Elle se concentrait en particulier sur l'activité dans certaines entreprises, dont les suivantes[32]: AEG-Werk Brunnenstraße, Siemens-Konzern, Hauptpostamt Berlin-Neukölln, Askania-Werke AG, Bamag-Meguin AG, Berliner Kraft- und Licht‑AG, Deutsche Industriewerke AG, C. Hasse & Wrede GmbH, C. Lorenz AG, Rhenania-Ossag-Mineralölwerke AG, quelques ateliers de réparation des chemins de fer [Reichsbahnausbesserungswerke], des gares, Berliner Elektrizitätswerke AG (BEWAG), Shell-Oil, Deutsche Waffen- und Munitionsfabriken.

L'organisation développait une coopération suivie avec celle autour de Harro Schulze-Boysen et Arvid Harnack. Elle était en contact avec un groupe formé autour de Wilhelm Schürmann-Horster.

À partir de l'automne de 1941, en coopération Wilhelm Guddorf , Walter Husemann et Martin Weise  qui avaient été ‑ comme John Sieg  ‑ rédacteurs du Rote Fahne, l'organisation publiait un journal intitulé Die Innere Front[33].

 

 

Hans Coppi (25/1/1916 ‑ 22/12/1942)

Né à Berlin[34]. Durant sa scolarité au lycée, il adhère au KJVD. Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, il fait partie de la direction du KJVD à Berlin-Siemensstadt. Un mandat d'arrêt le concernant est établi le 5 septembre 1933, il est arrêté le 31 janvier 1934 (?), inculpé le 31 mars 1934, et condamné le 4 aout à 1 an de prison. Il est libéré le 4 février 1935. Il est condamné de nouveau le 2 septembre à 4 semaines de prison. Le 15 juin 1937 il est appelé au service d'un an à la campagne [Landjahreinsatz]. À partir du 1er novembre 1938 il travaille à la Firma Max Ehmke Maschinenfabrik à Berlin-Tegel. Il suit une formation de tourneur. À partir de l'automne de 1939 il coopère avec le groupe d'antifascistes autour de Wilhelm Schürmann-Horster. À partir de mai 1940 il participe à l'organisation autour de Harro Schulze-Boysen et Arvid Harnack. Le 10 septembre 1942 il est appelé à l'armée. Il est arrêté le 12 septembre, condamné à mort le 19 décembre, puis exécuté.

Otto Grabowski (? ‑ ?)

Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, il exerce des fonctions pour le sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Neukölln du KPD[35]. Il est arrêté au début de septembre 1933. Il est libéré dans le cadre d'une mesure d'amnistie. À partir de l'été 1934 il participe à la Rote Hilfe Deutschlands (Secours rouge d'Allemagne) (RHD), par la suite il dirige la RHD Berlin-Neukölln, Berlin-Britz et Berlin-Rudow. Il coopère avec John Sieg  et Herbert Grasse . Il contribue à la publication du périodique Die Innere Front. À la fin de 1941 il entre en contact avec Robert Uhrig . À partir d'octobre 1942 il contribue avec Charlotte Bischoff à la poursuite de la publication du Die Innere Front. En 1943 il est temporairement en contact avec l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . Il est appelé à effectuer un service obligatoire [dienstverpflichtet], puis appelé à l'armée.

[À ne pas confondre avec: Otto Grabowski (18/9/1901-10/7/1944), qui participait au groupe de résistants antifascistes "Kampfbund" autour d'Erich Prenzlau et Wilhelm Jacob à Berlin[36].]

Herbert Grasse (9/10/1910 ‑ 24/10/1942)

Né à Berlin[37]. Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, il fait partie de la direction du sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Neukölln-Treptow du KPD. Il contribue à la publication du Neuköllner Sturmfahne. Il est arrêté en juillet 1936, condamné à 2 ans 6 mois de prison. Il est libéré en janvier 1939. Il coopère avec John Sieg . Il contribue à la publication du périodique Die Innere Front. Il coopère avec Sieg, Eugen Neutert  et Hans Coppi  en vue du développement de cellules d'entreprises, notamment les suivantes: Deutsche Waffen- und Munitionsfabriken, AEG-Transformatorenwerk, Knorr-Bremse, C. Hasse & Wrede. En 1941 il exerce la fonction d'instructeur du KPD à AEG-Brunnenstraße à Berlin-Wedding. Le 23 octobre 1942 il est de nouveau arrêté, il se suicide.

Eugen Neutert (18/3/1905 ‑ 9/9/1943)

Né à Berlin[38]. Il apprend le métier d'électricien. En automne 1923 il part au Brésil, et revient en Allemagne en 1926. Il adhère au KPD. Jusqu'en 1928 il travaille à la Berliner Elektrizitätswerke AG (BEWAG) comme électricien. Il exerce des responsabilités à Berlin-Hermsdorf, au Kampfbund gegen den Faschismus (Ligue de combat contre le fascisme) (KgF) formé après la dissolution du RFB. Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, il dirige un groupe de militants antifascistes à Berlin-Hermsdorf. Il est arrêté le 16 septembre 1936, condamné le 25 novembre 1937 à 2 ans 6 mois de prison. Il est libéré en mars 1939. Il travaille à l'Eternit Deutsche Asbestzement AG à Berlin-Rudow. Il y participe à un groupe de militants antifascistes, qui est intégré à l'organisation autour de Robert Uhrig . À partir de 1941 il est en contact avec Herbert Grasse , puis participe à l'organisation autour de autour de Harro Schulze-Boysen et Arvid Harnack. Il contribue à la publication du périodique Die Innere Front. Il est de nouveau arrêté le 23 octobre 1942, inculpé le 19 mai 1943 et condamné à mort le 21 aout, puis exécuté.

John (Johann) Sieg (3/2/1903 ‑ 15/10/1942)

Né à Detroit/USA[39]. En 1912, il se rend en Allemagne, séjourne chez son grand-père, en 1920 il acquiert la nationalité allemande. En juin 1923 il retourne aux USA. Il travaille à Detroit dans une entreprise du bâtiment, ainsi qu'aux usines Ford et Packard. En février 1928 il retourne en Allemagne, et s'installe à Berlin. En 1928-1929 il publie des articles dans le Berliner Tageblatt et le Rote Fahne. En 1929 il adhère au KPD. De mars à juin 1933 il est retenu en détention. Il travaille dans une entreprise de construction. Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, il participe à la direction d'un groupe de militants antifascistes à Berlin-Neukölln. À partir de 1936 il développe des contacts avec d'autres groupes, notamment à: Lederfabrik Blankenburg AG, C. Hasse & Wrede GmbH et les chemins de fer (Reichsbahn). À partir du 22 mars 1937 il travaille aux chemins de fer. À partir de 1938 il est en contact avec l'instructeur du Comité central du KPD Heinrich Schmeer. À partir de 1939 il coopère avec Herbert Grasse , à partir de 1940 aussi avec Wilhelm Guddorf . Il coopère avec la direction de l'organisation autour de Harro Schulze-Boysen et Arvid Harnack. Dans la deuxième moitié de 1941 il est à l'initiative avec Grasse de la publication du périodique Die innere Front. Il est arrêté le 11 octobre 1942. Il se suicide.

Guddorf-Lange-Weise (Berlin) (1939‑1942)

Autour de Wilhelm Guddorf , Fritz Lange  et Martin Weise  s'était constitué une petite organisation de membres du KPD[40]. Par l'intermédiaire de l'épouse de Guddorf, Hildegard , le contact fut établi en été de 1940 avec l'organisation autour de Robert Uhrig . Guddorf coopérait avec les dirigeants de l'organisation de secteur [Bezirksorganisation] de Wasserkante du KPD  à Hambourg.

 

 

Wilhelm Guddorf (20/2/1902 ‑ 13/5/1943)

Né à Melle près de Gent en Belgique[41]. Après la guerre, il s'installe à Osnabrück. Il effectue des études aux universités de Münster, Leiden et Paris. En 1922 il adhère au KPD. En 1924-1925 il travaille comme rédacteur pour le Freiheit et le Rhein-Ruhr-Pressedienst, du KPD. En 1925-1926 il est placé en détention pendant plusieurs mois. Il collabore au Rote Fahne à Berlin. À partir de 1927, il dirige la section de politique extérieure au Rote Fahne (pseudonyme Paul Braun). En été de 1932 il quitte la rédaction. Il est arrêté le 22 mars 1934, condamné le 17 juillet à 3 ans de prison. Il est libéré en avril 1939. Il contribue à la publication du périodique Die Innere Front. Il est en contact avec l'organisation autour de Harro Schulze-Boysen. Il est de nouveau arrêté le 15 octobre 1942, condamné à mort le 3 février 1943, puis exécuté.

Fritz Lange (23/11/1898 ‑ 16/9/1981)

Né à Berlin[42]. En 1917 il est appelé à l'armée. En 1919 il adhère à l'USPD, en 1920 au KPD. En 1925 il travaille pour le service de presse du Comité central du KPD. De 1925 à 1928 il dirige le RFB à Berlin-Neukölln. De 1925 à 1933 il est dirigeant de secteur [Bezirksvorstand] à Berlin-Neukölln pour le KPD, puis de 1926 à 1933 dirigeant de ville [Stadtvorstand] de Berlin. De 1927 à 1933 il travaille pour la section agitation-propagande du Comité central du KPD. De 1930 à 1932 il assume la direction nationale du Kampfbund gegen den Faschismus (Ligue de combat contre le fascisme) (KgF) formé après la dissolution du RFB au niveau national. Durant la nuit de l'incendie du bâtiment du Reichstag (27/28 février 1933) il est placé en détention. Il fait partie de l'organisation autour de Harro Schulze-Boysen et Arvid Harnack. En 1939 il est placé en détention pendant 4 semaines. Il contribue à la publication du périodique Die Innere Front. Il est de nouveau arrêté le 1er décembre 1942, condamné en 1943 à 5 ans de prison. Il reste en détention jusqu'à la fin de la guerre.

Martin Weise (12/5/1903 ‑ 15/11/1943)

Né à Torgau[43]. En 1921 il adhère au KJVD. En 1927 il adhère au KPD. En 1929 il adhère au RGO. En 1929 il est dirigeant de secteur [Bezirksvorstand] à Berlin-Neukölln. Il travaille comme rédacteur pour le Rote Fahne. Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, il continue à collaborer au Rote Fahne comme rédacteur dans le domaine des questions syndicales. Il dirige le groupe de militants antifascistes formé à Berlin dans le cadre des comités de sans-emploi [Reichs- und Bezirks-Ausschuß der Erwerbslosen] impulsés depuis 1927 par le KPD. Il dirige le groupe de militants antifascistes formé dans la Vereinigte Nutzkraftwagen AG à Berlin-Oberschöneweide. Il est arrêté en 1934, condamné le 5 avril à 3 ans de prison. Il est libéré en 1939. Il coopère avec Wilhelm Guddorf  et John Sieg . Il entretient des contacts avec l'organisation autour de Harro Schulze-Boysen et Arvid Harnack, ainsi qu'avec Bernhard Bästlein  et Robert Abshagen  à Hambourg. Il contribue à la publication du périodique Die Innere Front. Il participe à la formation d'un groupe de militants antifascistes à la “Nordland” Deutsche Schnee- u. Gleitschutzkettenfabrik GmbH à Berlin-Schöneber. Il est de nouveau arrêté le 1er décembre 1942, condamné à mort en octobre 1934, puis exécuté.

Budeus (Berlin) (1936‑1942)

À la Deutsche Waffen- und Munitionsfabriken AG à Berlin existait un groupe de militants antifascistes, auquel étaient associés des militants dans d'autres entreprises[44].

 

 

Walter Budeus (29/10/1902 ‑ 21/8/1944)

Né à Zossen[45]. Il apprend le métier d'ajusteur-mécanicien. En 1931 il adhère au KPD. En 1936 il est embauché à la Deutsche Waffen- und Munitionsfabriken AG. Il constitue un groupe de militants antifascistes dans le nord de Berlin. À la fin des années 1930 il établit le contact avec Robert Uhrig . Il est arrêté au début de février 1942, condamné à mort le 7 juin 1944, puis exécuté.

Walter Strohmann (6/10/1891 ‑ 14/8/1944)

Né à Barmen[46].Il exerce d'abord le métier de boulanger. Il adhère au KPD. En 1936 il apprend le métier de métallurgiste. Durant la guerre il travaille à la Deutsche Waffen- und Munitionsfabriken AG à Berlin-Borsigwalde. À partir de l'automne de 1941 il participe au groupe de militants antifascistes dans cette entreprise. Il est arrêté le 26 mars 1942, inculpé le 27 février 1944, condamné à mort le 21 juin, puis exécuté.

Kapelle-Ziegler (Berlin) (1938‑1939)

Autour des membres du KJVD Heinz Kapelle  et Erich Ziegler  s'était constitué en 1938 un groupe antifasciste comprenant des anciens membres du KJVD, de la Sozialistische Arbeiter-Jugend (Jeunesses socialistes ouvrières) (SAJ), et de la Jeunesse catholique[47]. Il s'étendait sur les quartiers de Berlin Kreuzberg, Neukölln, Tempelhof et Treptow. Il était en contact avec les organisations locales du KPD ainsi qu'avec des militants antifascistes aux Daimler-Benz-Motorenwerke à Berlin-Marienfelde et à l'Elektrogerätefabrik Lorenz à Berlin-Tempelhof. À partir du printemps de 1939 Kapelle et Ziegler entretiennent le contact avec Charlotte Krohne, représentante de la direction de section [Abschnittsleitung] Nord du KPD. En octobre 1939 les principaux militants du groupe furent arrêtés: Kapelle, Erich et Elli Ziegler, Hans Großmann, Kurt Düttchen, ainsi qu'en juin 1940 Kurt Ende. Le procès eut lieu le 20 février 1941. Kapelle fut condamné à mort, Erich Ziegler à prison vie.

 

 

Heinz Kapelle (17/09/1913 ‑ 01/07/1941)

Né à Berlin[48]. Il apprend le métier d'imprimeur. En 1931 il adhère au KJVD. Il est arrêté au printemps de 1934, condamné le 20 septembre à 2 ans de prison. Il est libéré en mars 1936. Il travaille dans le secteur de la construction. Il participe avec Erich Ziegler  à la formation d'un groupe de jeunesse antifasciste. À partir de mi-1938 il travaille à la Buchdruckerei Albin Zeh Nachf. à Berlin-Prenzlauer Berg. Il est de nouveau arrêté le 16 octobre 1939, condamné à mort le 20 février 1941, puis exécuté.

Erich Ziegler (20/2/1914 - ?)

Né à Berlin-Neukölln[49]. En 1929 il adhère au KJVD, en 1932 au KPD. En 1932 il assume la direction d'un groupe du KJVD à Berlin-Neukölln. Il est arrêté en 1934. Il participe avec Heinz Kapelle  à la formation d'un groupe de jeunesse antifasciste. Il est arrêté le 17 octobre 1939 en même temps que son épouse Elli. Il est condamné le 20 février 1941 à prison à vie.

Nelte-Gall (Berlin) (1938-1939)

La direction territoriale [Gebietsleitung] du KPD pour le sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Adlershof couvrant Altglienicke, Bohnsdorf, Schöneweide et Friedrichshagen, à Berlin, comprenait notamment Otto Nelte , Elsbeth Schultz et Kurt Seibt, elle était dirigée par l'instructeur Johannes Müller, après l'arrestation de celui-ci par Willi Gall [50]. Elle intégrait des groupes entre autre dans des établissements de l'AEG et de la BVG, à l'Adrema Maschinenbau GmbH, l'Ambi Maschinenbau AG, la Schering AG et la Henschel Flugzeugwerke AG à Schönefelde à Berlin-Teltow, la Dürener Metallwerke AG, la Deutsche Hollerith Maschinen-Gesellschaft mbH, la Berliner Maschinenbau AG. L'organisation fut fortement atteinte par des arrestations déclenchées en décembre 1939. Jusqu'à début de janvier 1940, 44 militants furent arrêtés, d'autres arrestations suivirent. Nelte et Gall furent exécutés en juillet 1941. Franz Kirsch, dirigeant de la cellule à la Schering AG à Berlin-Adlershof, fut condamné à 12 ans de prison et mourut en 1944. Walter Gerber, dirigeant d'un groupe à Berlin-Adlershof, fut assassiné le 21 décembre 1939, au lendemain de son arrestation.

 

 

Willi (Willy) Gall (3/10/1908 ‑ 25/7/1941)

Né à Pethau près de Zittau[51]. En 1924 il adhère au KJVD, en 1929 au KPD. Il exerce la fonction de dirigeant à l'organisation du groupe local [Ortsgruppe] de Pethau d. KPD, il fait partie de la direction du sous-secteur [Unterbezirk] Zittau du KPD, en étant chargé de l'agitation-propagande. En 1932 il devient conseiller communal [Gemeindevertreter]. En avril 1933 il émigre en Tchécoslovaquie. À partir de 1938 il exerce la fonction d'Instructeur de la direction de section [Abschnittsleitung] Zentrum du KPD. En aout 1939 il rencontre Otto Nelte , et suite à l'invasion de la Pologne il reste à Berlin. Il fait partie de la direction territoriale [Gebietsleitung] Berlin-Sud-Est du KPD. Il est arrêté le 14 décembre 1939, condamné à mort le 23 janvier 1941 en même temps que Nelte, puis exécuté.

Otto Nelte (4/12/1898 ‑ 25/7/1941)

Né à Adlershof près de Berlin[52]. En 1921 il adhère au KPD. En mai 1933 il est amené par le SA et détenu pendant plusieurs semaines avant d'être libéré. À partir de 1936 il fait partie de la direction du sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Adlershof/Bohnsdorf/Altglienicke du KPD. À partir du printemps de 1938 il est chargé de la direction de groupes de militants dans les zones sud de Berlin. Il est en contact avec des instructeurs du Comité central du KPD. À partir d'aout 1939 il coopère avec Willi Gall . Il est de nouveau arrêté le 7 décembre 1939, condamné à mort le 23 janvier 1941 en même temps que Gall, puis exécuté.

Baum-Steinbrink (Berlin) (1938‑1942)

Autour de Herbert Baum , s'associaient des cercles d'anciens membres de mouvements de jeunesses juifs, communistes et socialistes[53]. En automne 1941, ils se constituèrent en groupe organisé. Ce groupe est en contact avec le KPD et le KJVD, à partir de 1939 il est en contact avec l'organisation autour de Robert Uhrig , et à partir de 1940 avec celui autour de John Sieg , puis à partir de 1942 avec celui autour de Harro Schulze-Boysen et Arvid Harnack. En coopération avec le cercle autour de Joachim Franke et Werner Steinbrink  le groupe autour de Baum mit en oeuvre, le 18 mai 1942, un attentat contre l'exposition de propagande antisoviétique installée au Lustgarten de Berlin sous le titre "Das Sowjetparadies". Dès le 22 mai, la plupart des membres du groupe furent arrêtés. Baum fut assassiné durant la détention, d'autres moururent au KZ Auschwitz. Furent condamnés à mort et exécutés en 1942-1943[54]: le 18 aout 1942 Marianne Baum, Hildegard Jadamowitz, Heinz Joachim, Werner Steinbrink, Sala Kochmann, Hans-Georg Mannaberg, Gerhard Meyer, Suzanne Wesse et Irene Walther; le 4 mars 1943 Heinz Birnbaum, Hella Hirsch, Marianne Joachim, Hilde Loewy, Hanny Meyer, Helmut Neumann, Heinz Rotholz, Siegbert Rotholz et Lothar Salinger; le 7 septembre 1943 Herbert Budzislawski, Martin Kochmann et Felix Heymann.

 

 

Herbert Baum (10/2/1912 ‑ 11/06/1942)

Né à Moschin en Posen[55]. Il s'installe à Berlin. Il apprend le métier d'électricien. En 1931 il adhère au KJVD et au KPD. De l'été 1934 à 1936 il fait partie de la direction du sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Sud-Est du KJVD. Il dirige un groupe de jeunes militants antifascistes juifs. En 1935-1936 il contribue à la constitution d'autres groupes de militants juifs, qui s'associent en 1938 dans un groupe d'ensemble. En 1941 il est appelé au service obligatoire [zwangsverpflichtet] comme électricien dans la section juive [Judenabteilung] de l'Elmo-Werk de la Siemens-Schuckert AG à Berlin-Spandau. Au sein de l'entreprise il constitue des groupes de militants antifascistes. Le 18 mai 1942 il organise avec Werner Steinbrink  un attentat contre l'exposition de propagande antisoviétique installée au Lustgarten de Berlin sous le titre "Das Sowjetparadies". Il est arrêté le 22 mai 1942 en même temps que son épouse. Il décède durant la détention.

Werner Steinbrink (19/4/1914 ‑ 18/8/1942)

Né à Berlin-Neukölln[56].En 1933 il adhère au KJVD. Il apprend le métier de technicien-chimiste. En 1937 il est appelé au service de travail national [Reichsarbeitsdienst], en 1939 à l'armée. 1940 il est placé comme technicien-chimiste au Kaiser-Wilhelm-Institut für Physikalische Chemie. Il constitue un groupe de militants antifascistes, ensemble avec Joachim Franke et Hans-Georg Vötter. Le 18 mai 1942 il organise avec Herbert Baum  un attentat contre l'exposition de propagande antisoviétique installée au Lustgarten à Berlin sous le titre "Das Sowjetparadies". Il est arrêté le 22 mai, condamné à mort le 16 juillet, puis exécuté.

"KPD-Bezirksorganisation Wasserkante" (Hambourg) (1940-1942)

À la fin de 1941 se constitua à Hambourg la direction de l'organisation de secteur [Bezirksorganisation] Wasserkante du KPD avec Robert Abshagen , Bernhard Bästlein , Walter Bohne , Gustav Bruhn , Franz Jacob  et Oskar Reincke [57]. Elle était en contact avec Wilhelm Guddorf , John Sieg  et Anton Saefkow  à Berlin ainsi qu'avec des communistes et antifascistes à Brême, Flensburg, Kiel, Lübeck, Rostock, Wismar et d'autres villes d'Allemagne du Nord, et aussi à Dortmund, Königsberg et Magdeburg.

Des directions de secteurs par industrie furent mises en place: W. Bohne était chargé des chantiers navals, G. Bruhn de la métallurgie. Les plus grands groupes intégrés à l'organisation se trouvaient aux chantiers navals Howaldts-Werke AG et Blohm & Voss. À l'époque l'effectif des grands chantiers navals de Hambourg s'élevait à environ 40 000 ouvriers et employés, dont 12 000 chez Blohm & Voss[58]. Des groupes ou contacts existaient en outre dans les entreprises suivantes[59]: Werft H. C. Stülcken & Sohn; Kiehn-Werft; Peute-Werft (des Ottenser Eisenwerke); Deutsche Werft; Norder-Werft; Reiherstieg-Werft; Siemens-Schuckert; Vereinigte Deutsche Metallwerke (VDM); Heidenreich & Harbeck; Klöckner-Flugmotorenbau; Conz-Elektromotoren-Werke; Harburger Eisen- und Bronzewerke (Krupp); Valvo (Philips); Gall & Seitz; Humboldt-Deutz; Kampnagel AG; Hans Still AG; Carl Spaeter GmbH; Arthur Crone & Co; Schönborn & Co.; Holsatia-Möbelfabriken; Wilhelm Riepe-Werke à Altona (stylos); Großwäscherei "Burmeister, Oszmer & Co" (BOCo); Harburger Oelwerke Brinckmann & Mergelt GmbH (Hobum); F. Thörls Vereinigte Harburger Oelfabriken AG; Promonta Export Co; Pulverfabrik Dynamit-Actien Gesellschaft (DAG), vormals Alfred Nobel & Co (Düneberg); Phoenix Gummi-Werke AG; Tretorn Gummi- und Asbestwerke AG; Hamburger Hochbahn AG; Hauptpostamt Hühnerposten.

À Blohm & Voss, la direction centrale comprenait Walter Reber , Jonny Stüve (Stüwe), Hans Hornberger ; dans les différentes sections de l'entreprise, intervenaient notamment Kurt Vorpahl, Erich Heins, Robert Anasch, Otto Möller, Otto Götzke, Heinz Priess[60]. Aux Howaldts-Werke, la direction comprenait Alfons Hartmann et Oskar Voss, à la Kiehn-Werft, le groupe était dirigé par Otto Mende, à la Stülcken-Werft par Karl Daunicht.

L'organisation était en contact avec celle autour de Harro Schulze-Boysen et Arvid Harnack.

Suite à une opération d'arrestations déclenchée en été 1942 à Berlin, un certain nombre de membres de l'organisation furent arrêtés, parmi eux: le 18 octobre G. Bruhn et son épouse Elisabeth , le 19 octobre R. Abshagen et W. Bohne, puis B. Bästlein, O. Reincke. F. Jacob réussit à s'enfuir et entreprit à Berlin, ensemble avec A. Saefkow, la reconstruction de groupes de militants antifascistes. Alors que les militants arrêtés à Hambourg se trouvaient en détention, à la fin de juillet 1943 la ville subit des bombardements massifs. Pour faire face aux destructions qui avaient touché aussi les installations pénitentiaires, les autorités judiciaires accordèrent au début d'aout à quelques 2000 prisonniers un congé de deux mois. Environ 50 membres de l'organisation étaient concernés; certains décidèrent de ne pas se présenter au bout des deux mois, cependant la plupart furent repris par la suite.

W. Bohne et G. Bruhn réussirent à poursuivre l'activité dans la clandestinité[61]. Ensemble avec notamment H. Hornberger, J. Stüve, Arthur Matschke et Heinz Nilsson ils s'efforcèrent à reconstruire l'organisation. Mais à partir de novembre 1943, de nouvelles arrestations eurent lieu, frappant notamment Bohne (qui fut abattu le 5 janvier 1944), Bruhn, Hornberger, Kurt Schill . Alors la direction fut prise en charge par Aenne Bohne (l'épouse de Walter), Matschke, Nilsson, Stüve et Kurt Friedrich.

Le 14 février 1944, G. et E. Bruhn, H. Hornberger et K. Schill furent exécutés sur ordre de Heinrich Himmler. Durant la première moitié de 1944 se déroulèrent les principaux procès contre les militants arrêtés. 20 furent condamnés à mort, parmi eux[62]: le 12 janvier Katharina Fellendorf, Herbert Bittjer et Wilhelm Milke; puis le 2 mai R. Abshagen; le 3, O. Mende, O. Voss, Hans Köpke, Paul Thürey et Ernst Mittelbach; le 4, W Reber, E. Heins et K. Vorpahl; le 5, Hein Bretschneider et Richard Heller; le 6; Wilhelm Stein; et le 8, Karl Kock.

En juin 1944, furent arrêtés A. Bohne, K. Friedrich, H. Nilsson, H. Priess et J. Stüve[63]. Stüve fut assassiné le 25 juillet 1944 durant sa détention, de même Friedrich le 13 aout; Priess fut condamné à mort et exécuté le 12 mars 1945. A. Bohne fut libérée en mai 1945 du fait de la fin de la guerre.

 

 

Robert Abshagen (12/1/1911 ‑ 10/7/1944)

Né à Hambourg[64]. Il suit un apprentissage commercial. En 1931 il adhère au KPD. Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, il exerce des fonctions au RFB. Il est arrêté en octobre 1933, libéré en janvier 1934. Il est de nouveau arrêté en septembre 1934, condamné en novembre à 2 ans 6 mois de prison. Il est libéré en avril 1939. Il travaille comme ouvrier de bâtiment à la Firma Crone à Hamburg-Wandsbek, puis à la Gaedesche Versicherungs-AG établi par Hinrich Gaede. Il fait partie de la direction de l'organisation de secteur [Bezirksorganisation] de Wasserkante, du KPD, constituée à la fin de 1941 . Il est chargé de la direction du groupe de militants constitué aux Vereinigte Deutschen Metallwerken (VDM) à Hamburg-Groß Borstel. Il est arrêté le 19 octobre 1942. En aout 1943 il est transféré à Berlin avec Bernhard Bästlein , en tant que témoin dans le procès contre Martin Weise . Il est inculpé le 1er novembre en même temps que Bästlein, Walter Bohne , Gustav Bruhn  et Oskar Reincke . Reconduit à Hambourg, il est condamné à mort le 2 mai 1944, puis exécuté.

Bernhard Bästlein (3/12/1894 ‑ 18/9/1944)

Né à Hambourg[65]. En 1910 il adhère à la Sozialistische Arbeiter-Jugend (Jeunesses socialistes ouvrières) (SAJ). Il apprend le métier de mécanicien de précision. En 1912 il adhère au SPD, ainsi qu'au Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV). En 1915 il est appelé à l'armée. En 1918 il fait partie d'un conseil de soldats, et adhère à l'USPD. En 1920 il adhère au KPD, il fait partie de la direction locale de Hambourg, il adhère aussi au RFB. La même année il est élu à l'assemblée locale [Bürgerschaft] de Hambourg. En 1921 il participe aux luttes qui s'étendent au cours du mois de mars. [Chronologie ] Il est inculpé pour haute trahison, il émigre en URSS. Il participe au 4e Congrès de l'Internationale communiste. En 1923 il retourne en Allemagne. De 1923 à 1931 il contribue à la publication de journaux du KPD dans le Rheinland. En 1931 il entre à la direction du secteur [Bezirk] Mittelrhein du KPD à Cologne. En 1932 il est élu à l'assemblée régionale de Prusse, en mars 1933 à l'assemblée nationale. Il participe ‑ comme Theodor Neubauer  et Georg Schumann  ‑ à la réunion du Comité central du KPD du 7 février 1933. Il est chargé de diriger le KPD dans le secteur [Bezirk] Francfort sur le Main. Il est arrêté en mai 1933, condamné à 20 mois de prison. Il est libéré le 6 avril 1940. Il travaille comme mécanicien de précision aux Wilhelm Riepe-Werke à Ottensen à Hamburg-Altona. Il fait partie de la direction de l'organisation de secteur [Bezirksorganisation] de Wasserkante, du KPD, constituée à la fin de 1941 . Il est en contact avec Wilhelm Guddorf , Fritz Lange  et Martin Weise  à Berlin. Il est de nouveau arrêté le 17 octobre 1942. En aout 1943 il est transféré à Berlin avec Robert Abshagen , en tant que témoin dans le procès contre Weise. Il est inculpé le 1er novembre en même temps que Abshagen, Walter Bohne , Gustav Bruhn  et Oskar Reincke . Il réussit à s'enfuir de la prison à Berlin, la nuit du 29/30 janvier 1944. Il constitue un groupe de militants avec Willi Jungmittag, Karoline Reichle et d'autres. Il rencontre Franz Jacob  et Anton Saefkow , et rejoint en mai 1944 la direction du KPD de Berlin. Il est de nouveau arrêté le 30 mai 1944, inculpé le 10 aout, condamné à mort le 5 septembre en même temps que Jacob et Saefkow, puis exécuté, également en même temps que Jacob et Saefkow.

Walter Bohne ( 9/1/1903 ‑ 5/1/1944).

Né à Burg près de Magdeburg[66]. En 1921 il adhère au KJVD et peu après au KPD. Il est arrêté en 1934 et condamné à 2 ans de prison. Il fait partie de la direction de secteur [Bezirksorganisation] de Wasserkante, du KPD, constituée à la fin de 1941 . Il est de nouveau arrêté en octobre 1942. Il est parmi ceux qui après les bombardements de juillet 1943 saisissent l'occasion pour se soustraire à la détention. Il est inculpé le 1er novembre en même temps que Robert Abshagen , Bernhard Bästlein , Gustav Bruhn  et Oskar Reincke . Le 5 janvier 1944, au cours d'une tentative d'arrestation, il est abattu.

Elisabeth (Lisbeth) Bruhn, née Holz (26/12/1893 ‑ 14/2/1944)

Née à Nesserdeich en Holstein[67]. En 1913 elle épouse Gustav Bruhn . Durant la guerre, elle travaille aux chemins de fer. Elle se lie au Groupe Spartakus. En 1920 elle adhère au KPD. En 1928 elle déménage avec son époux à Altona puis à Wandsbek. Elle est arrêtée en 1934, condamnée à 2 ans de prison. Elle est libérée en 1939. Elle est de nouveau arrêtée le 18 octobre 1942 en même temps que son époux. Les deux sont parmi ceux qui après les bombardements de juillet 1943 saisissent l'occasion pour se soustraire à la détention. Elle est nouvellement arrêtée le 3 février 1944 en même temps que Klara Dworznik et Adolf Schröder. Le 14 février 1944, elle-même, son époux ainsi que H. Hornberger  et K. Schill  sont exécutés sur ordre de Heinrich Himmler.

Gustav Bruhn (14/3/1889 ‑ 14/2/1944)

Né à Angermünde[68]. Il apprend le métier de menuisier. En 1912 il adhère au SPD. En 1913 il épouse Elisabeth Holz. Durant la guerre, il est appelé à l'armée. Il adhère au Groupe Spartakus. En 1919 il adhère à l'USPD, en 1920 au KPD. Il participe à la constitution du KPD en Heide en Holstein. Il est élu conseiller communal [Stadtverordneter] de Heide, ainsi que député [Kreistagsabgeordneter] pour Norder-Dithmarschen et député à l'assemblée locale [Provinziallandtag] à Kiel. En 1924 il participe en tant que délégué au 5e Congrès de l'Internationale communiste. Dans le cadre de la direction de secteur [Bezirksleitung] de Wasserkante, du KPD, il exerce la fonction de secrétaire du sous-secteur [Unterbezirk] à Heide-Itzehoe, puis à partir de 1927 à Lübeck. En 1927, pour avoir diffusé une brochure intitulée "Les matelots révolutionnaires d'Allemagne" ["Deutschlands revolutionäre Matrosen"] il est condamné à 3 ans de prison. En 1928 il est élu à l'assemblée régionale de Prusse, et du fait de l'immunité qu'implique la fonction, il est libéré. Il fait maintenant partie de la direction du KPD au niveau du secteur Wasserkante. Il déménage avec son épouse à Altona puis à Wandsbek. En 1932, il n'est pas réélu à l'assemblée régionale. Il est arrêté en avril 1933, libéré en juillet, puis arrêté encore en septembre, condamné le 14 mars 1934 à 3 ans de prison. Il est libéré en 1939. Il fait de nouveau partie de la direction de secteur de Wasserkante, du KPD, reconstituée à la fin de 1941 . Il est chargé du groupe d'industrie [Industriegruppe] métal  et de la direction des groupes existants à Klöckner Flugmotoren GmbH, ??? Konz-Motoren-Werke ???, Maschinenfabrik Heidenreich & Harbeck et d'autres. Il est de nouveau arrêté le 18 octobre 1942 en même temps que son épouse. Les deux sont parmi ceux qui après les bombardements de juillet 1943 saisissent l'occasion pour se soustraire à la détention. Il est inculpé le 1er novembre en même temps que Robert Abshagen , Bernhard Bästlein , Oskar Reincke  et Walter Bohne . Il est nouvellement arrêté le 13 décembre. Le 14 février 1944, lui-même, son épouse  ainsi que H. Hornberger  et K. Schill  sont exécutés sur ordre de Heinrich Himmler.

Hans Hornberger (12/7/1907 ‑ 14/2/1944)

Né à Bayreuth[69]. Il apprend le métier d'ajusteur-mécanicien. En 1928 il s'installe à Hambourg. Il travaille au chantier naval de Blohm & Voss. Il adhère au Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV). En 1929 il adhère au KPD. Dans le cadre du secteur [Bezirk] Wasserkante du KPD, il exerce la fonction de secrétaire de Parti du sous-secteur Lüneburg. Il participe à la reconstruction de la direction du KPD à Hambourg, entreprise à la fin de 1941 . Il prend en charge, avec Jonny Stüve et Walter Reber , la direction de groupes de militants antifascistes à Blohm & Voss. Il est arrêté le 19 octobre 1942. Il est parmi ceux qui après les bombardements de juillet 1943 saisissent l'occasion pour se soustraire à la détention. Il est nouvellement arrêté le 4 janvier 1944. Le 14 février, lui-même, Elisabeth Bruhn , Gustav Bruhn  et K. Schill  sont exécutés sur ordre de Heinrich Himmler.

Franz Jacob (9/8/1906 ‑ 18/9/1944)

Né à Hambourg[70]. Il apprend le métier d'ajusteur-mécanicien. En 1921 il adhère au Sozialistische Arbeiter-Jugend (Jeunesses socialistes ouvrières) (SAJ), en 1922 au SPD. En 1925 il adhère au KJVD, en 1928 au KPD. D'avril 1928 à mars 1929 il fait partie de la direction du secteur [Bezirk] de Wasserkante, du KJVD. À partir de mars 1931 il exerce la fonction de secrétaire à l'agitation-propagande à la direction de secteur de Wasserkante, du KPD. En avril 1932 il est élu à l'assemblée locale [Bürgerschaft] de Hambourg. À la fin de mars 1933 il quitte Hambourg et prend en charge la direction du secteur Brême-Nord-Ouest, du KPD. À partir de juillet 1933, il dirige le secrétariat technique au bureau politique du KPD. Il est arrêté en aout 1933, condamné en 1934 à 3 ans de prison. Il est libéré en 1940. Il travaille comme mécanicien d'entretien [Betriebsschlosser] à la Großwäscherei "Burmeister, Oszmer & Co" (BOCo) à Hambourg. Il travaille en tant qu'ajusteur dans un chantier naval à Hambourg. Il fait partie de la direction de secteur [Bezirksorganisation] de Wasserkante, du KPD, constituée à la fin de 1941 . En octobre 1942, confronté à une menace d'arrestation imminente, il s'enfuit à Berlin. Le 4 juillet 1944 il est de nouveau arrêté, inculpé le 10 aout en même temps que Bernhard Bästlein  et Anton Saefkow , condamné à mort le 5 septembre en même temps que les deux autres, puis exécuté, également en même temps que les autres.

Walter Reber (25/3/1891 ‑ 26/6/1944).

Né à Hohenstein[71]. Il apprend le métier de chaudronnier. En 1913 il s'installe à Hambourg. Il travaille au chantier naval de Blohm & Voss. Durant la guerre, il est appelé à l'armée. En 1922 il adhère au KPD. En février 1933 il est arrêté et détenu 9 mois. Il travaille de nouveau à Blohm & Voss, comme chaudronnier. Après la reconstitution de la direction de secteur [Bezirksorganisation] de Wasserkante, du KPD, à la fin de 1941 , il prend en charge, avec Jonny Stüve et Hans Hornberger , la direction de groupes de militants antifascistes à Blohm & Voss; il dirige en particulier le groupe communiste à la chaudronnerie. Il est arrêté le 19 octobre 1942, condamné à mort le 4 mai 1944 en même temps qu'Erich Heins et Kurt Vorpahl, puis exécuté en même temps que onze autres membres de la direction de secteur de Wasserkante.

Oskar Reincke (10/1/1907 ‑ 10/7/1944)

Né à Hambourg[72]. En 1924 il adhère au KJVD, peu après il est chargé d'une direction de district [Kreisleitung]. En 1929 ou peu après il adhère au KPD. À partir de 1932 il est à la tête du sous-secteur [Unterbezirk] Flensburg du KPD. En mi-mars 1933 il est arrêté, il est libéré en 1935. Par la suite il est de nouveau arrêté temporairement. Il travaille dans une fabrique de sacs en papier. À partir de 1939 il participe à l'organisation de la lutte antifasciste à Hambourg. Il fait partie de la direction de l'organisation de secteur [Bezirksorganisation] de Wasserkante, du KPD, constituée à la fin de 1941 . Il est arrêté le 17 octobre 1942, inculpé le 1er novembre en même temps que Robert Abshagen , Bernhard Bästlein , Walter Bohne  et Gustav Bruhn , condamné à mort, puis exécuté.

Kurt Schill (7/7/1911 ‑ 14/ 2/1944)

Né à Hambourg[73]. En 1928, il adhère au KPD, de même que Hilda Pfeiffer, sa future épouse. Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, les deux participèrent à un groupe de militants antifascistes, ensemble avec Bruno Endrejat, Walter Stödter, Heinrich Matz, Gerd Schmarander, William Dabelstein et Adolf Wolf. À partir de 1939, Kurt Schill est appelé à effectuer un service obligatoire [dienstverpflichtet] aux chemins de fer [Reichsbahn], d'abord à Hambourg, puis à partir de 1943 en territoire occupé de l'URSS. En juin 1943 il entre en contact avec Walter Bohne. Il est arrêté le 6 janvier 1944. Le 14 février, lui-même, Elisabeth Bruhn , Gustav Bruhn  et Hans Hornberger  sont exécutés sur ordre de Heinrich Himmler.

Lechleiter (Mannheim) (1940-1942)

En 1936 fut constitué une direction de secteur [Bezirksleitung] du KPD pour Nordbaden-Pfalz, composée de Jakob Faulhaber, Rudolf Langendorf et Georg Lechleiter [74]. Elle avait comme base notamment des cellules d'entreprise à Mannheim ainsi que des groupes de quartiers. La principale cellule d'entreprise existait à la Lanz AG sous la direction de Ludwig Moldrzyk. À partir de la fin de 1940, des contacts furent établis peu à peu au-delà de Mannheim, dans le district [Landkreis] et ainsi que vers Heidelberg et Ludwigshafen. En septembre 1941 débuta la publication d'un journal intitulé Vorbote. Le 26 février 1942 une série d'arrestations frappa l'organisation, plus de 50 militants antifascistes furent arrêtés, dont 32 furent inculpés. Déjà durant la détention trois furent assassinés. Un premier procès eut lieu les 14‑15 mai 1942[75]. Furent condamnés à mort: Faulhaber, Langendorf, Lechleiter, Moldrzyk, Anton Kurz, Eugen Sigrist, Philipp Brunnemer, Max Winterhalter, Robert Schmoll, Rudolf Maus, Daniel Seizinger, Käthe Seitz née Brunnemer, Alfred Seitz et Johann Kupka. Ils furent exécutés le 15 septembre. Un deuxième procès eut lieu les 21‑22 octobre. Furent condamnés à mort: Henriette Wagner, Ludwig Neischwander, Albert Fritz, Bruno Rüffer et Richard Jatzek. Ils furent exécutés le 24 février 1943. Néanmoins l'activité de groupes de militants antifascistes se poursuivait dans les entreprises de Mannheim, entre autre à la Bopp & Reuter GmbH, la Heinrich Lanz AG, aux Süddeutsche Kabelwerke.

 

Georg Lechleiter

 

 

 

 

 

Georg Lechleiter (14/4/1885 ‑ 15/9/1942)

Né à Appenweier en Baden[76]. Il apprend le métier de typographe. Il travaille dans différentes villes, en Baden et en Suisse. En Suisse, il adhère au Parti socialiste. En 1918 il retourne en Allemagne. Il adhère à l'USPD. Au début de 1919 il participe à la création du KPD à Mannheim. De 1920 à 1922 il est à la tête de la direction de secteur [Bezirksleitung] à Baden, du KPD. De 1922 à 1924 il est rédacteur à l'Arbeiter-Zeitung qui parait en Baden, Hessen et Pfalz. En 1922 il est élu au conseil municipal [Stadtrat] de Mannheim. En 1923 il est condamné à 13 mois de prison, suite à une série d'articles dans l'Arbeiter-Zeitung. De 1924 à 1933 il est élu à l'assemblée régionale [Landtag] de Baden, et assume la présidence du groupe du KPD, mais en avril 1932 il est demis de cette fonction par le Parti parce que le groupe avait soumis une motion demandant qu'à l'interdiction du SA soit associée celle de l'organisation Reichsbanner. Il est arrêté en mars 1933, libéré mi-1935. Il travaille comme terrassier. En 1937 il trouve un emploi comme typographe. À partir de 1941 il développe une organisation de militants antifascistes. Il est arrêté le 26 février 1942, condamné à mort le 15 mai, puis exécuté.

"KPD-Bezirksleitung Berlin" (Berlin) (1941‑1944)

Anton Saefkow  entreprit à partir de la deuxième moitié de 1939, avec d'autres membres du KPD, la formation de cellules dans des entreprises d'armement à Berlin[77]. En automne 1941 une liaison fut établie avec Robert Uhrig , à la fin de 1941 avec Franz Jacob  à Hambourg. Des contacts existaient également avec l'organisation autour de Herbert Baum , celle autour de Hermann Danz et Martin Schwantes  à Magdeburg, celle autour de Theodor Neubauer et Magnus Poser  en Thüringen, celle autour de Georg Schumann et Otto Engert  à Leipzig. Après le démantèlement de l'organisation autour d'Uhrig, un certain nombre de militants ayant réussi à se soustraire aux arrestations, s'intégraient dans l'organisation autour de Saefkow. Celle-ci s'efforçait alors à reconstituer la direction de secteur de Berlin, du KPD. En novembre 1942 le contact fut établi à Berlin avec Jacob qui au moment du démantèlement de l'organisation dont il faisait partie à Hambourg ensemble avec Bästlein  et Abshagen , avait réussi à s'enfuir. À la fin de 1942 également, Saefkow et Jacob entamèrent leur coopération avec Fritz Emrich , mais celui-ci abandonna par la suite sa participation à la direction. Au début de mai 1944, Bästlein rejoignit également la direction de cette organisation; Arrêté à Hambourg en octobre 1942, il avait été transféré à Berlin, et avait réussi à s'enfuir de la prison à la fin de janvier 1944. Des liaisons existaient avec des représentants du Comité central du KPD en Suède.

De cette organisation faisaient partie entre autre: Bernhard Almstadt, Judith Auer , Georg et Louise Dünninghaus, Erich Fähling, Fritz Goltz, Bruno Hämmerling, Willi Heinze, Willy Hielscher, Paul Hinze, Josef Höhn , Cäsar Horn , Paul Junius , Martha Kowalewski, Erich Kurz , Karl Lade , Walter Leu, Otto Marquardt , Hermann Michaelis , Wilhelm Moll, Max Sauer, Franz Schmidt, Grete Schöneck, Herbert Splanemann , Herbert Tschäpe , Elli Voigt , Helmut Wagner, Gustav Wegener, Karl Wloch, Julius Wordelmann.

Vers l'été 1943, une structure fut établie basée sur des segments [Abschnitte]. Les dirigeants étaient respectivement: Fritz Goltz pour le segment Nord, Max Sauer pour le segment Nord-Est, Erich Fähling pour le segment Est, Wilhelm Moll pour le segment Sud, Willi Heinze pour le segment Sud-Est.

Le réseau de groupes dans les entreprises comprenait entre autre: Siemens & Halske AG, Siemens-Schuckert-Werke AG, Knorr-Bremse AG, Telefunken, Alfred Teves Maschinen- u. Armaturenfabrik GmbH, Ludwig Loewe & Co. AG, Steffens & Nölle AG, Hasse & Wrede GmbH, Argus Motoren GmbH, Bergmann Elektrizitätswerke AG, Askania-Werke AG, AEG Kabelwerk Oberspree. Saefkow, Jacob et d'autres dirigeaient aussi des groupes dans les environs de Berlin, par exemple à la Heinkel-Werke GmbH à Oranienburg, au Spinnstoffwerk à Teltow, à la Veltener Maschinenfabrik, à Bernau, Frankfurt sur l'Oder, Fürstenberg et Luckenwalde.

D'autres groupes existants entretenaient des échanges politiques avec l'organisation autour de Saefkow, mais restaient indépendants sur le plan organisationnel. Par ailleurs, des contacts furent établis à travers Julius Leber et Adolf Reichwein avec des cercles social-démocrates qui avaient des liens avec Claus Graf Schenk von Stauffenberg.

B. Bästlein fut arrêté le 30 mai 1944. Puis le 4 juillet fut déclenchée une série d'arrestations débutant par celle frappant A. Saefkow et F. Jacob. Les national-socialistes décidèrent de procéder à des éliminations à grande échelle. Au cours d'une réunion à laquelle participèrent notamment Hitler et Himmler, le 14 aout, il fut décidé de procéder à une opération massive sous la consigne "arrestation bonzes du SPD et du KPD" ["Verhaftung SPD u. KPD-Bonzen"], et en particulier "Thälmann doit être exécuté" ["Thälmann ist zu exekutieren"]. Thälmann fut assassiné le 18 aout. Le 22, le Reichssicherheitshauptamt (Office principal de sureté nationale) (RSHA) déclencha l'"action orage" ["Gewitter-Aktion"] au cours de laquelle plusieurs milliers de personnes fichées comme anciens dirigeants syndicaux, élus à l'assemblée nationale ou à une assemblée régionale, des partis KPD, SPD, Zentrum, ainsi que d'autres antifascistes furent déportés dans des camps de concentration.

À Berlin, néanmoins, plus d'une centaine de militants échappèrent à l'arrestation, parmi eux: Grete Schöneck, Lisa Walter, Hans Beyermann, Fritz Emrich, Erich Fähling, Fritz Goltz, Gerhard Kellotat, Willi Krüger, Hans Paucka et Max Sauer[78]. Les procès commencèrent au début de septembre, certains se prolongèrent jusqu'à février 1945. Dans 59 procès contre plus de 200 inculpés, 65 furent condamnés à mort, notamment B. Bästlein, F. Jacob et A. Saefkow. Georg Dimentstein, Hans Lippmann et Heinz Rosenberg, étant juifs, furent assassinés sans procès au camp de concentration. En tout, au moins 91 militants de l'organisation moururent ainsi comme conséquence de la répression fasciste.

 

 

Judith Auer, née Vallentin (19/9/1905 ‑ 27/10/1944)

Né à Zürich[79]. En 1907 ses parents s'installent à Berlin. En 1924 elle adhère au KJVD. À partir de 1925 elle exerce la fonction de dirigeant à l'organisation d'un groupe du KJVD à Berlin-Wedding. En 1927 elle adhère au KPD. Elle participe au groupe d'Agit-Prop “Rotes Sprachrohr”. En 1928 elle se rend avec son époux à Moscou, pour un séjour d'un an. À partir de 1937 elle travaille à l'AEG Kabelwerk Oberspree à Berlin-Oberschöneweide, à partir de 1939 à un poste d'acheteuse. Dans cet établissement existe un groupe de militants antifascistes autour de Fritz Plön . À partir de 1941 elle coopère avec l'organisation autour de Saefkow et Jacob . Elle est arrêtée le 7 juillet 1944, condamné à mort le 6 septembre dans le cadre du procès contre Bruno Hämmerling, puis exécutée.

Bernhard Bästlein

Cf. "Bezirksorganisation Wasserkante" (Hambourg) (1940-1942), Bernhard Bästlein 

Fritz Emrich

Cf. Uhrig (Berlin) (1937‑1942), Fritz Emrich 

Josef Höhn (27/3/1902 ‑ 29/1/1945)

Né à Falkenberg en Haute-Silésie[80]. En 1908 ses parents s'installent à Berlin. Il apprend le métier de mécanicien de précision. Il adhère au KPD. Il est arrêté en été de 1933 et condamné à 5 mois de prison. À partir de 1934 il travaille à la Siemens Apparate und Maschinen GmbH à Berlin-Marienfelde. Il participe à la création d'un groupe de militants antifascistes dans l'entreprise. En 1943 il entre en contact avec l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . Il est arrêté le 21 juillet 1944, inculpé dans le cadre du procès contre Kurt Klinke, condamné à mort le 18 décembre en même temps que Rudolf Seiffert et Egmont Schultz, puis exécuté.

Cäsar Horn (18/5/1914 ‑ 10/3/1945)

Né à Berlin-Wedding[81]. En 1930 il adhère au KJVD, en 1932 au KPD. En février 1935, il se porte volontaire pour le service de travail [Arbeitsdienst], pour effectuer dans ce cadre une activité dirigée par le KPD. Il est arrêté le 21 septembre 1935, inculpé le 1er novembre, condamné le 23 janvier 1936 à 1 an 6 mois de prison. Après sa libération, il travaille à l'AEG Lokomotiven-Fabrik à Hennigsdorf près de Berlin. Il participe au groupe de militants antifascistes existant dans l'entreprise. Il participe au groupe autour de Gerhard Danelius et Heinz Lehmann à Berlin-Karow. Avant le déclenchement de la guerre il se porte volontaire pour faire partie d'une unité probatoire [Bewährungseinheit] de l'armée, pour effectuer dans ce cadre une activité dirigée par le KPD. Il est affecté en Pologne, Pays-Bas, France et en URSS. En octobre 1943 il se fait casser intentionnellement le bras pour participer à la lutte antifasciste à Berlin. Il participe à l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . Il effectue de la propagande au sein des membres de l'armée. Il est arrêté le 19 juillet 1944, inculpé le 8 janvier 1945, condamné à mort le 23 janvier 1945, puis exécuté.

Franz Jacob

Cf. "Bezirksorganisation Wasserkante" (Hambourg) (1940-1942), Franz Jacob 

Paul Junius (10/7/1901 ‑ 4/121944)

Né à Berlin[82]. En 1916 il adhère au Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV), en 1923 au KPD. À partir de 1936 il travaille comme tourneur à l'Askania-Werke AG à Berlin-Mariendorf. Il constitue, ensemble avec Richard Bergow, Martha von Ceminski, Paul Hirsch, Henry Joseph, Erwin Kerber et Gerhard Zeidler, une cellule du KPD dans l'entreprise. Au printemps de 1943 il entre en contact avec Anton Saefkow  et Franz Jacob . Il prend en charge la liaison avec les cellules du KPD à l'Askania-Werke AG à Berlin-Weißensee et dans des usines d'armement au sud de Berlin. Il est arrêté le 13 juillet 1944, condamné à mort le 7 novembre, puis exécuté.

Erich Kurz (16/3/1895 ‑ 21/8/1944)

Né à Berlin-Charlottenburg[83]. En 1914 il sert comme volontaire dans l'armée. Il participe à la constitution du Groupe Spartakus à Berlin-Charlottenburg. En 1919 il adhère au KPD. De 1920 à 1942 il travaille comme employé commercial à l'AEG à Berlin. En 1928-1929 il constitue une cellule dans l'entreprise. Il est dirigeant de secteur [Bezirksvorstand] à Berlin-Charlottenburg. Il exerce des fonctions au RFB. À partir de 1936 il participe à l'organisation autour de Robert Uhrig . Il est en contact avec l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . Il intervient au Telefunken Röhrenwerk à Berlin-Moabit. Il est arrêté le 4 février 1942, condamné à mort le 6 ou 8 juin 1944, puis exécuté.

Karl Lade (25/11/1909 ‑ 8/1/1945)

Né à Berlin[84].Il adhère d'abord au Sozialistische Arbeiter-Jugend (Jeunesses socialistes ouvrières) (SAJ), puis au KJVD. À partir de 1937 il travaille comme aide-mécanicien à l'Askania-Werke AG à Berlin-Mariendorf, à partir de mai 1944 au bureau d'études dans la filiale Askania à Berlin-Weißensee. À partir de 1943 il participe à l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . Il participe à la constitution d'un groupe de militants antifascistes à Askania. Il est arrêté le 12 juillet 1944 en même temps que 14 autres militants d'Askania, condamné à mort le 30 novembre en même temps que Walter Zimmermann, Kurt Rühlmann et Stanislaus Szczygielski, puis exécuté.

Otto Marquardt (17/8/1893 ‑ 30/10/1944)

Né à Hamburg-Altona[85]. Il adhère au Groupe Spartakus, en 1919 au KPD. À partir de 1915 il est appelé à l'armée. À partir de 1927 il exerce la fonction de secrétaire de la section régionale pour Schleswig-Holstein de l'Internationale Arbeiterhilfe (Secours international pour les travailleurs) (IAH); ensuite il est membre de la direction nationale de l'IAH; il participe à des congrès internationaux de l'IAH en tant que délégué de la section allemande. En 1929 il s'installe à Berlin. Il travaille comme chargé d'étude [Sachbearbeiter] à la Wirtschaftliche Forschungsgesellschaft Société de recherches scientifiques (Wifo). Après la prise du pouvoir par les national-socialistes il fait partie de la direction du sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Britz, du KPD. À partir de la fin de 1941 il est en contact avec Anton Saefkow . À partir de 1942 il participe à l'organisation autour de Saefkow et Franz Jacob . À partir d'avril 1944 il travaille au bureau de répartition du ministère pour l'armement et la production de guerre [Verteilerbüro des Reichsministeriums für Rüstung und Kriegsproduktion]. Il transmet des documents du ministère à l'organisation. Il est arrêté le 10 juillet 1944, condamné à mort le 7 septembre en même temps que Willi Jungmittag, puis exécuté.

Hermann Michaelis

Cf. Uhrig (Berlin) (1937‑1942), Hermann Michaelis 

Erich Mielke (29/5/1902 ‑ 13/1/1945)

Né à Schönow en Brandenburg[86]. Il adhère au KPD. Il est détenu quelque temps en 1933. Il est arrêté en 1935, condamné à 10 mois de prison. Après sa libération il travaille comme contremaitre à la SchulzeSchneider & Dorf GmbH à Berlin-Schönow. Il participe à l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . Il est de nouveau arrêté le 12 juillet 1944, condamné à mort le 7 décembre, puis exécuté.

[À ne pas confondre avec Erich Mielke (28/12/1907 ‑ 21/5/2000)[87]: Il est inculpé le 9 aout 1931 comme auteur présumé de tirs mortels sur deux policiers à Berlin. À l'époque il est membre du Parteiselbstschutz (Autodéfense du Parti) (PSS) du KPD. Il s'enfuit en URSS, de 1936 à 1939 il se trouve en Espagne dans les Brigades Internationales, puis il exerce des activités pour le KPD en Belgique et en France. Il est arrêté en 1944. Après la fin de la guerre, il fait partie de la direction du SED et exerce des fonctions gouvernementales.]

Anton Saefkow (22/7/1903 ‑ 18/9/1944)

Né à Berlin[88]. Il apprend le métier de mécanicien. En 1918 il adhère à la Freie sozialistische Jugend (Jeunesses socialistes libres) (FSJ), en 1920 au Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV) et au KJVD. De 1920 à 1927 il fait partie de la direction de secteur [Bezirksleitung] de Berlin-Brandenburg, du KJVD; en 1924 il participe au congrès mondial de l'Internationale communiste de la Jeunesse en tant que délégué; à partir de 1927 il fait partie du Comité central du KJVD. En 1924 il adhère au KPD. En aout 1924 il est arrêté en Bavière et condamné à 3 mois de prison. En aout 1926 il participe au congrès [Verbandstag] du Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV) en tant que délégué; il est exclu du DMV à la suite du congrès. En 1928-1929 il fait partie de la direction de secteur [Bezirksleitung] de Saxe de l'Est, du KPD, puis à partir du printemps 1929 à 1932 de celle dans la Ruhr à Essen (où il dirige la RGO de la région), à partir de mi-1932 il fait partie de la direction de secteur de Wasserkante à Hambourg. Il est arrêté le 16 avril 1933, inculpé le 20 septembre 1934, condamné à 2 ans de prison. Durant sa détention, il est condamné de nouveau en 1938 à 2 ans 6 mois de prison. Il est libéré le 28 juin 1939. Il entame la constitution d'une organisation du KPD à Berlin. À partir de mi-1941 il est en contact avec Robert Uhrig , à partir de la fin de 1941 avec Franz Jacob  à Hambourg Avec Jacob il établit une liaison avec des représentants du Comité central du KPD en Suède. Il est arrêté le 4 juillet 1944, inculpé le 10 aout, condamné à mort le 5 septembre en même temps que Jacob et Bernhard Bästlein , puis exécuté.

Rudolf Seiffert (11/7/1908 ‑ 29/1/1945)

Né à Berlin-Charlottenburg[89]. En 1926 il adhère au KJVD puis au KPD. Lorsqu'en 1929 il participe à une manifestation du KJVD, il est blessé par un tir de police et subit l'amputation d'une jambe. À partir de 1936 il travaille à la Siemens & Halske AG à Berlin-Siemensstadt, d'abord comme ouvrier non spécialisé, puis comme contrôleur. Il participe à un groupe de militants antifascistes dans l'entreprise. À partir de 1943 il est en contact avec l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . Il est arrêté le 19 septembre 1944, condamné à mort le 18 décembre en même temps que Josef Höhn et Egmont Schultz, puis exécuté.

Herbert Splanemann (8/7/1912 ‑ 29/1/1945)

Né à Berlin[90]. En 1932-1934 il travaille comme mécanicien outilleur en URSS. À partir de 1936 il travaille à l'Alfred Teves Maschinen- u. Armaturenfabrik GmbH à Berlin-Wittenau. Il est membre d'une cellule du KPD dans le cadre du sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Lichtenberg. Il est appelé à l'armée, puis libéré du service en 1943. Il travaille de nouveau à l'Alfred Teves. À partir de 1944 il participe au groupe de militants antifascistes dans l'entreprise, dans le cadre de l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . Il est arrêté le 21 aout 1944, condamné à mort le 14 décembre dans le cadre du procès contre Otto Kroeger et autres, puis exécuté.

Herbert Tschäpe (15/1/1913 ‑ 27/11/1944)

Né à Berlin-Schöneberg[91]. En 1928 il adhère à la Sozialistische Arbeiter-Jugend (Jeunesses socialistes ouvrières) (SAJ), en 1930 au KJVD. Il travaille comme ouvrier de la construction dans différentes entreprises à Berlin. À partir de l'automne de 1931 il dirige le KJVD à Berlin-Neukölln, après la prise du pouvoir par les national-socialistes celle du sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Neukölln, du KPD. Il est arrêté en décembre 1933, condamné en février 1934 à 1 an de prison. Il est libéré en décembre. Il est-à la tête du sous-secteur [Unterbezirk] Berlin-Charlottenburg du KPD. En février 1936, menacé d'arrestation, suivant une décision du parti, il émigre à Prague, en automne 1936 il est envoyé à Paris pour participer aux Brigades Internationales. Il arrive en Espagne en juillet 1937, revient en France au printemps de 1939. Après le déclenchement de la guerre il est interné dans différents camps, puis livré à la Gestapo en avril 1941. Il est déporté en camp de concentration. En 1943 il entre en contact avec Anton Saefkow  et Franz Jacob . Il s'enfuit le 22 avril 1944. Il participe à l'organisation autour de Saefkow et Jacob . Il entretient une liaison avec le groupe existant à la Ludwig Loewe & Co. AG à Berlin-Moabit. Il est arrêté de nouveau le 5 juillet 1944, condamné à mort le 24 octobre, puis exécuté.

Elli Voigt, née Garius (22/2/1912 ‑ 8/12/1944)

Née à Berlin[92]. Elle travaille à la Schulze, Schneider & Dorf GmbH, à Berlin-Schönow. En 1934 elle épouse Fritz Voigt (cf. ci-dessous), qui l'amène à participer à l'activité du KPD. À partir d'automne de 1943 elle participe à l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob . Elle est arrêtée le 13 juillet 1944, inculpé dans le cadre du procès contre Gustav Wegener, condamné à mort le 21 octobre, puis exécutée.

Voigt, Fritz (20/3/1906 ‑ ?)

En 1925 il adhère au KPD[93]. Il est arrêté en 1935, condamné à 6 ans de prison, détenu jusqu'en 1942 puis affecté à l'unité pénitentiaire 999 de l'armée, où il restera jusqu'à la fin de la guerre. [À ne pas confondre avec: Voigt, Fritz (24/4/1901 ‑ après 1971).]

Knöchel (Ruhr, Wuppertal-Düsseldorf-Duisburg) (1942)

Dans la région du Rhein-Ruhr, la direction territoriale [Gebietsleitung] du KPD s'efforçait de développer l'organisation des groupes de militants antifascistes[94]. À partir de mars 1942 le KPD publiait des journaux régionaux Ruhr-Echo et Freiheit. Respectivement en janvier et en juillet 1941 arrivèrent des Pays-Bas les instructeurs Willi Seng et Alfons Kaps, et avec eux Albert Kamradt et Luise Rieke. En janvier 1942, suivit Wilhelm Knöchel qui se rendit d'abord dans la région du Rhein-Ruhr, puis à Berlin[95]. Knöchel était membre du KPD depuis 1924, à la Conférence de Bruxelles en octobre 1939 il avait été élu candidat au Comité central du KPD, puis à la conférence de Berne en janvier 1939 membre du CC. En 1942 il restait en contact avec le Comité central à Moscou, bien que ce fût à un degré limité. [Rétrospectivement, l'interprétation est répandue selon laquelle il aurait réussi à amorcer non seulement la constitution d'une direction régionale du KPD en Rhin-Ruhr mais y compris l'intégration de celle-ci dans une direction nationale, en lien avec l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob  à Berlin. C'est sous cet angle que dans les exposés historiques à ce sujet on rencontre fréquemment la référence à l'“organisation Knöchel”.]

À Dortmund, Heinrich Schniedermann coordonnait en 1941 des militants ayant des contacts avec des entreprises d'armement; il était aussi en contact avec Robert Uhrig  à Berlin. À Oberhausen, un groupe existait depuis 1937 dans la Zeche Concordia, autour de Fritz Kamleiter. D'autres existaient à Essen. La direction territoriale entretenait des contacts avec Bochum, Bottrop, Mülheim et Gelsenkirchen, où Walter Jarreck et Hans Schiwon organisaient des mineurs de différents mines, ainsi qu'avec des groupes à Bielefeld, Düsseldorf, Cologne, Krefeld, Lennep, Moers, Remscheid, Solingen et Wuppertal. Dans le périmètre Solingen-Remscheid-Wuppertal, l'activité était notamment impulsée par Hugo Paul . À Solingen, l'ancien dirigeant de secteur du KPD en 1934, Karl Schiffbauer, qui depuis 1937 travaillait à Firma Henckels, avait constitué une cellule d'entreprise[96]. À Wuppertal (Wichlinghausen) existait un groupe du KPD comprenant entre autre Ferdinand Haas, Willy Heinzelmann et Karl Igstaedter[97]. Le groupe Solingen-Remscheid-Wuppertal était en contact avec des groupes d'entreprises dans quelques entreprises de métallurgie et de textile, notamment Firma Vorwerk & Co., ainsi que Siller & Jamert, Firma H. Spelleken Nachf., Köllmann & Gruhn GmbH, Vorsteher & Bünger. À Bielefeld existait depuis 1937 un groupe à la Dürkopp-Werke AG et la Benteler-Werke AG[98]. Au départ, il comprenait les communistes Otto Giesselmann (Gießelmann, Hermann Kleinewächter, Hermann Wörmann, Otto Appelfelder, Gustav Koch, Gustav Milse. Le communiste Gustav Höcker travaillait d'abord en 1937-1938 à la Benteler, puis à la Dürkopp. Par la suite, l'organisation se développait à partir de 1939-1940 et incluait différents groupes, notamment des social-démocrates avec entre autre Paul Brockmann et Heiko Plöger. On peut encore mentionner les communistes Bernhard Putjenter, Rudolf Sauer.

En janvier 1943 fut déclenche une série d'arrestations, qui frappèrent environ 200 personnes. Dans les procès consécutifs, tenus pour l'essentiel durant l'été 1944, furent prononcés 23 condamnations à mort, notamment contre Paul Alker, Ludwig Hinrichs, Paul Kaps, Eugen Schwebinghaus, Willi Seng. Certains décédèrent en détention: Walter Böhne, Alfons Kaps, Alois Kaps, Karl Wallbrecher. En septembre 1944 furent exécutés des militants de Bielefeld[99]: les membres du KPD O. Appelfelder, O. Giesselmann, G. Höcker, H. Kleinewächter, G. Koch, G. Milse, B. Putjenter, R. Sauer, H. Wörmann, ainsi que les sociaux-démocrates P. Brockmann, H. Plöger, Friedrich Wolgast. Au printemps 1945 encore, furent inculpés des militants de Wuppertal: Erich Lohmer, Hugo Breenkötter, Hugo Wischlinski et Lucie Mankel. Le procès n'eut pas lieu, mais Lohmer et Breenkötter, ainsi que F. Kamleiter, furent assassinés le 13 avril 1945 au cours d'un massacre perpétré par des hommes de la Gestapo contre 71 prisonniers au Wenzelnberg dans l'Ohligser Heide près de Solingen.

W. Knöchel fut arrêté à Berlin le 30 janvier 1943, condamné à mort le 12 juin 1944, puis exécuté le 24 juillet.

 

 

Otto Giesselmann (2/4/1904 ‑ 22/9/1944)

Né à Schildesche près de Bielefeld[100]. Il suit un apprentissage commercial. En 1921 il adhère au KJVD, en 1922 au KPD. En 1927 il dirige le KPD à Bielefeld-Est et est à la tête de la fraction communiste au sein du Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV) Bielefeld. En 1929 il se rend à Moscou pour suivre des cours à l'École internationale Lénine. À partir de 1931 il est à la tête du secteur Danzig du KPD. Il est arrêté en février 1933, libéré en janvier 1936. Il s'installe de nouveau à Bielefeld et travaille comme employé commercial. À partir de fin 1941 il participe au groupe autour de Hermann Kleinewächter. Il est arrêté à la fin de 1943, condamné à mort le 3 aout 1944, puis exécuté.

Hugo Paul (28/10/1905 ‑ 12/10/1962)

Né à Hagen en Westfalen[101]. Il apprend le métier de mécanicien. En 1920 il adhère à la Freie sozialistische Jugend (Jeunesses socialistes libres) (FSJ). Il adhère au Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV). En 1923 il adhère au KJVD et au KPD. À partir de 1926 il est à la tête le sous-secteur [Unterbezirk] Remscheid du KJVD. À partir de 1928 il fait partie de la direction de secteur [Bezirksleitung] de Niederrhein, du KPD et du KJVD. En 1929 il travaille pour la rédaction du Freiheit à Düsseldorf. Quand est constituée la “Fédération unitaire des travailleurs de la métallurgie de Berlin” (“Einheitsverband der Metallarbeiter Berlins”) suite à une série d'exclusions du DMV, il est élu comme secrétaire à Remscheid/Solingen. En juillet 1932 il est élu à l'assemblée nationale, son mandat se termine en novembre. À partir de février 1933, il exerce la fonction d'instructeur pour le sous-secteur [Unterbezirk] Düsseldorf, Neuss et Mönchengladbach, du KPD. Il est arrêté le 22 juin 1933, condamné le 26 novembre 1934 à 2 ans 6 mois de prison. Il est libéré le 23 avril 1939. Il travaille comme mécanicien à Firma Albert Schulte u. Söhne à Wermelskirchen. Il est de nouveau arrêté le 25 janvier 1943, condamné en septembre 1944 à 6 ans de prison, détenu jusqu'à la fin de la guerre.

Zielasko (Ruhr) (1943)

Dans la région du Rhein-Ruhr, après le démantèlement de l'“organisation Knöchel” , un certain nombre de militants antifascistes reprenaient les efforts d'organisation[102]. Dans la nuit du 18/19 mars 1943, Franz Zielasko, venant de Moscou, s'introduisit en Allemagne et arriva dans la Ruhr à la fin du mois. Zielasko, né le 19 juillet 1896 à Busch en Altmark, était membre du KPD depuis 1926 ou 1927. Il avait travaillé comme mineur à Gladbeck jusqu'en 1929, avait émigré en URSS en 1932, puis participé aux Brigades internationales en Espagne. Ensuite il était retourné en URSS. À son arrivée dans le Rhein-Ruhr en 1943, il s'efforçait à constituer des groupes entre autre à Bottrop, Essen, Hamm, Herne et Rheine et d'établir des contacts dans d'autres villes. L'organisation était active principalement à Gladbeck, Oberhausen, Essen et Gelsenkirchen. Zielasko fut arrêté le 7 aout et assassiné en détention le 18. D'autres arrestations frappèrent plus de 50 militants dans la région. Un premier procès eut lieu le 20 juin 1944, puis jusqu'en aout trois autres grands procès et une série de procès secondaires. 17 condamnations à mort furent prononcées: Paul Bukowski, Valentin Deinet , Karl Delbeck , Heinrich Duhme, Hermann Frost, Heinrich Hamm, Karl Lomberg , Gerhard Lutter, Leo Marek, Erich Porsch, Gerhard Possner , Friedrich Rahkob , Emil Rattay, Andreas Schillack sen., Andreas Schillack jun., Karl Schuster , Fritz Struckmeier . Par ailleurs, Fritz Symanski et Erich Mumm  furent condamnés à prison à vie. Bukowski et Rahkob furent exécutés le 24 aout, Schuster s'était suicidé la veille. Frost, Lomberg, Marek, Porsch, Possner, Rattay, Schillack sen. et jun., Struckmeier furent exécutés le 20 octobre. Concernant Deinet, Delbeck et Hamm, une demande en vue d'une révision du procès, déposée en septembre, permit de différer les exécutions jusqu'à la fin de la guerre. Heinrich Possner, frère de Gerhard, fut assassiné durant la détention.

 

 

Valentin Deinet (29/10/1905 ‑ ?)

Né à Essen[103]. Il suit un apprentissage de tourner à Krupp. En 1931, il adhère au KPD. Il est condamné le 14 septembre 1934 à 1 an 7 mois de prison. Il est de nouveau arrêté en été 1943, condamné à mort en été 1944, détenu jusqu'à la fin de la guerre.

Karl Delbeck (1898 ‑ ?)

Né à Buer-Erle[104]. En 1917 il est appelé à l'armée. Il travaille comme mineur à la Zeche Nordstern à Gelsenkirchen. Il adhère d'abord au Verband zur Wahrung und Förderung der bergmännischen Interessen in Rheinland und Westfalen (Fédération pour la préservation et la promotion des intérêts des mineurs en Rhénanie et Westphalie), appelée communément “Ancienne fédération” (“Alter Verband”). Puis il adhère à l'Union des travailleurs manuels et intellectuels (Verband der Hand- und Kopfarbeiter). Il est condamné le 23 avril 1934 à 1 an 4 mois de prison, il est libéré le 11 décembre 1934. Il est de nouveau arrêté en été 1943, condamné à mort en été 1944, détenu jusqu'à la fin de la guerre.

Karl Lomberg (16/1/1891 ‑ 20/10/1944)

Né à Langenberg[105]. Il suit un apprentissage comme mécanicien. À partir de 1914 il travaille à Krupp à Essen, jusqu'en 1923. En 1917 il adhère au Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV) et peu après à l'USPD. En 1921 il adhère au KPD. Il est arrêté en mars 1933, condamné à 4 mois de prison. Il est de nouveau arrêté en 1936 et détenu pendant deux semaines. À partir de 1939 il travaille de nouveau comme mécanicien à Krupp. Il est de nouveau arrêté en été 1943, condamné à mort le 18 juillet 1944, puis exécuté le 20 octobre.

Erich Mumm (1897 ‑ ?)

Né à Ohra près de Danzig)[106]. En 1916 il est appelé à l'armée. Il travaille comme mécanicien. En 1919 il fait partie du Freikorps "Eiserne Division". En 1930 il adhère au KPD. Il adhère à l'Union des travailleurs manuels et intellectuels (Verband der Hand- und Kopfarbeiter), ainsi qu'à la RGO. Il est de nouveau arrêté en été 1943, condamné à mort en été 1944, détenu jusqu'à la fin de la guerre.

Gerhard Possner (1899 ‑ 20/10/1944)

Né à Niederhermsdorf près de Waldenburg)[107]. En septembre 1918 il est appelé à la marine de guerre. En 1919 il adhère à l'USPD. En 1920 il participe à la lutte de l'Armée rouge de la Ruhr. [Chronologie  et ] Il travaille comme mineur à Gladbeck. En 1925 il adhère au KPD, mais le quitte quelques mois plus tard. De 1922 à 1933 il est membre de l'Einheitsverband der Bergarbeiter Deutschlands (Fédération unitaire des travailleurs des mines d'Allemagne). À partir de 1938 il travaille au puits Graf Moltke. Il est de nouveau arrêté en été 1943, condamné à mort le 21 juin 1944, puis exécuté le 20 octobre.

Friederich (Fritz) Rahkob (25/7/1885 ‑ 24/8/1944)

Né à Rotthausen près d'Essen[108]. Durant la guerre il est appelé à l'armée. En 1918 il fait partie du Conseil d'ouvriers et de soldats in Rotthausen. Il travaille d'abord comme mineur, mais doit abandonner le métier suite à un accident de travail. En 1920 il adhère au KPD. Rotthausen est rattaché à Gelsenkirchen. Il adhère à l'Einheitsverband der Bergarbeiter Deutschlands (Fédération unitaire des travailleurs des mines d'Allemagne), ainsi qu'à la RGO. Il est arrêté en 1933 et détenu jusqu'en 1938. Son épouse Emma est condamnée le 20 novembre 1934 à 2 ans 6 mois de prison. Il est de nouveau arrêté en été 1943, condamné à mort le 20 juin 1944, puis exécuté le 24 aout. Son épouse est arrêtée le jour de l'exécution, et détenue jusqu'à la fin de la guerre.

Karl Schuster (1890 ‑ 23/8/1944)

Né à Groß-Dankheim près d'Ortelsburg[109]. Durant la guerre il est appelé à l'armée, de 1915 à 1918 il est prisonnier de guerre en Russie. De 1920 à 1933 il est membre du KPD. Il adhère au RFB, à la RGO. Il travaille à la Zeche Nordstern. Il est condamné le 18 octobre 1934 à 1 an 2 mois de prison. À partir de 1937 il travaille à la Zeche Matthias Stinnes à Karnap. Il est de nouveau arrêté en été 1943, condamné à mort en été 1944. Il se suicide le 24 aout.

Fritz Struckmeier (13/4/1900 ‑ 20/10/1944)

Né à Herne[110]. En 1930-1931 il est membre du KPD. À partir de 1937 il travaille comme ouvrier de construction. Il est de nouveau arrêté en été 1943, condamné à mort le 2 juillet 1944, puis exécuté le 20 octobre.

Neubauer-Poser (Thüringen) (1942‑1944)

À partir de Gotha, Theodor Neubauer  établit, vers 1941, des contacts avec des groupes communistes et autres groupes de militants antifascistes dans différentes villes et entreprises de Thüringen, entre autre à Eisenach, Erfurt, Langensalza, Mühlhausen et Ruhla[111]. À la même époque, Magnus Poser  rassemblait des groupes principalement à Jena, par exemple à la Firma Carl Zeiss et à la Firma Schott & Gen., et établit des contacts avec des membres du KPD à Suhl et Zella-Mehlis. Au départ, Neubauer et Poser ne se connaissaient pas, mais ils se rencontrèrent le 1er janvier 1941 à Tabarz. Ils coordonnèrent alors leurs efforts d'organisation. Des contacts furent établis avec l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob  à Berlin. Le démantèlement de cette dernière, en été 1944, entraina aussi la répression contre le réseau autour de Neubauer et Poser.

 

 

Theodor Neubauer (12/12/1890 ‑ 5/2/1945)

Né à Ermschwerdt près de Witzenhausen sur la Weira[112]. En 1900, ses parents s'installent à Erfurt. Il obtient un diplôme de doctorat à l'université de Jena. Lors du déclenchement de la guerre il se porte volontaire comme soldat, mais par la suite il devient opposant à la guerre. En 1918 il adhère au DDP. Il travaille comme enseignant. Il s'installe à Weimar. À la fin de 1919 il adhère à l'USPD. En mars 1920 il participe à la lutte contre le putsch de Lüttwitz-Kapp. [Chronologie ] En 1920 il rejoint le KPD avec la majorité de l'USPD. Il est muté à Ruhla. En 1921 il est élu au Landtag de Thüringen. Il retourne à Weimar. En octobre 1923, un gouvernement comprenant des communistes, dont Neubauer, fut formé en Thüringen, comme d'ailleurs en Sachsen. [Chronologie ] Le gouvernement du Reich fait intervenir l'armée, le 20 novembre il interdit et dissout toutes les organisations du KPD, du NSDAP et du DVFP au niveau national. Neubauer réussit à échapper à l'arrestation, il vit dans la clandestinité à Duisburg. Il est à la tête de la direction de secteur [Bezirksleitung] Niederrhein, der KPD. Il travaille comme rédacteur aux quotidiens du KPD Ruhr-Echo et Freiheit. En Thüringen l'interdiction du KPD est levée en mars 1924. En décembre 1924 Neubauer est élu à l'assemblée nationale, mandat qu'il garde jusqu'en 1933. En 1930 il s'installe à Berlin. Il effectue un séjour en URSS. Il participe ‑ comme Bernhard Bästlein  et Georg Schumann  ‑ à la réunion du Comité central du KPD du 7 février 1933. Il est arrêté en aout 1933. Les autorités national-socialistes le présentent au procès de Georgi Dimitrov, il refuse de formuler des témoignages à charge. Il est libéré en été de 1939. Il rejoint sa famille installée maintenant à Tabarz. Il entreprend la reconstruction de groupes de résistance, à partir de début de 1942 en coopération avec Magnus Poser . Il est arrêté le 14 juillet 1944, condamné à mort le 5 janvier 1945, puis exécuté.

Magnus Poser (26/1/1907 ‑ 21/7/1944)

Né à Jena[113]. Il apprend le métier de menuiser. Il adhère au KJVD, puis en 1928 au KPD. Il travaille à la Firma Carl Zeiss à Jena comme menuisier. En 1930 il est condamné à 3 mois de prison. Il est arrêté le 26 novembre 1933, condamné le 20 avril 1934 à 2 ans 3 mois de prison, libéré en 1936. Il travaille comme menuisier à la Firma Rappe, un sous-traitant de la Firma Carl Zeiss. À partir de 1938 il s'efforce à rassembler les groupes de militants antifascistes existant à Jena, à partir de début de 1942 en coopération avec Theodor Neubauer . Il est arrêté le 14 juillet 1944, au cours d'une tentative de fuite la nuit du 20 au 21 il est grièvement blessé et décède le lendemain.

Danz-Schwantes (Magdeburg) (1937-1944)

À Magdeburg, ce furent Hermann Danz  et Martin Schwantes , ainsi que Hubert Materlik , Fritz Rödel  et Johann Schellheimer , qui dirigèrent l'organisation du KPD et des groupes de militants antifascistes[114]. Des groupes existaient entre autre à la Maschinenfabrik Buckau R. Wolf AG, à la Fried. Krupp Grusonwerk AG; à la Firma Polte, dans le port et la gare centrale. Le démantèlement de l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob  à Berlin, en été 1944, entraina aussi la répression contre l'organisation autour de Danz et Schwantes.

 

 

Hermann Danz (18/10/1906 ‑ 5/2/1945)

Né à Niederschelderhütte en Westfalen[115]. Il adhère au KJVD, puis en 1923 au KPD. De 1928 à 1930 il suit des cours à l'École internationale Lénine à Moscou. En 1932 il retourne en Allemagne. Il exerce la fonction d'instructeur du Comité central du KPD pour Thüringen, il fait partie de la direction de secteur [Bezirksleitung] Thüringen du KPD à Erfurt. Il est arrêté en mi-février 1933. Le 5 mars il est élu à l'assemblée régionale de Prusse et libéré en conséquence. Il fait partie de la direction de secteur de Magdeburg-Anhalt, du KPD. Il est arrêté de nouveau le 17 novembre, condamné en juillet 1934 à 3 ans de prison, libéré en 1937. Il est à la tête du KPD à Magdeburg. Il établit le contact avec Anton Saefkow  à Berlin et Martin Schwantes  à Magdeburg. Il est nouvellement arrêté le 9 juillet 1944, condamné à mort le 1er novembre en même temps que Schwantes, Fritz Rödel  et Johann Schellheimer , puis exécuté en même temps que les autres.

Hubert Materlik (8/7/1895 ‑ 26/7/1944)

Né à Eichenau près d'Oppeln[116]. En 1914 il est appelé à l'armée. En 1918 il adhère à l'USPD, en 1920 au KPD. Il travaille à la Fahlberg & List AG in Magdeburg. En 1921 il est élu au conseil d'entreprise [Betriebsrat]. Il est licencié en 1923. À partir de 1937 il coopère avec Hermann Danz . Il est arrêté en mars 1939, libéré en novembre 1941. Il reprend sa coopération avec le groupe autour de Danz et Martin Schwantes . Il est arrêté en à la fin de juillet 1944. Il se suicide durant la détention.

Friedrich Rödel (18/4/1888 ‑ 5/2/1945)

Né à Witzleshofen en Oberfranken[117]. En 1910 il adhère au SPD. En 1914-1915 il est appelé à l'armée. Il s'installe à Magdeburg. Il adhère à l'USPD. En tant que "homme de confiance" [Vertrauensmann] du Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV), il est un des initiateurs de la grève de printemps 1917. [Chronologie ] Après la grève de janvier 1918 [Chronologie ], il est rappelé à l'armée. En 1920 il adhère au KPD. Il est arrêté en juin 1933, condamné en avril 1934 à 2 ans 6 mois de prison. Après sa libération il coopère avec Hermann Danz . Il est arrêté en juillet 1944, condamné à mort le 1er novembre en même temps que Danz, Martin Schwantes  et Johann Schellheimer , puis exécuté en même temps que les autres.

Johann (Hans) Schellheimer (18/2/1899 ‑ 5/2/1945)

Né à Höchst dans la région de Magdeburg[118]. Durant la guerre il est appelé à l'armée. Il est détenu comme prisonnier de guerre en France, il revient en Allemagne en 1920. En 1921 il rejoint la Légion étrangère, mais déserte peu après. Il retourne à Berlin. En 1931 il s'installe à Magdeburg. En 1932 il adhère au KPD. À partir de janvier 1933 il fait partie de la direction du groupe de quartier [Stadtteilgruppe] Wilhelmstadt, du KPD. Il est arrêté le 10 mars et détenu jusqu'à la fin de mai. Il est arrêté de nouveau en novembre, condamné au printemps de 1934 à 2 ans de prison. Après sa libération il travaille entre autre à la Singer AG, à l'A. W. Mackensen GmbH et à la Hubbe & Fahrenholz GmbH. Il établit le contact avec Hermann Danz  et Martin Schwantes . Il est nouvellement arrêté le 9 juillet 1944, condamné à mort le 1er novembre en même temps que Danz, Schwantes et Friedrich Rödel , puis exécuté en même temps que les autres.

Martin Schwantes (20 8 1904 ‑ 5/2/1945)

Né à Drengfurth près de Rastenburg en Prusse de l'Est[119]. Il suit une formation comme enseignant. En 1924 il va vivre aux USA, il retourne en Allemagne en juillet 1926. En 1927 il s'installe à Magdeburg. En 1928 il adhère au KPD. À partir de 1930 il fait partie de la direction de secteur [Bezirksleitung] de Magdeburg, du KPD, à partir de 1932 il exerce la fonction de secrétaire à l'agitation. Après la prise du pouvoir par les national-socialistes, il exerce la fonction d'instructeur du Comité central du KPD, d'abord pour la direction du secteur Magdeburg-Anhalt puis à partir d'aout 1933 pour Thüringen. Il est arrêté le 24 janvier 1934, condamné le 12 juillet ou 20 aout à 2 ans 6 mois de prison. Il est libéré en février 1941. À partir de la deuxième moitié de 1942 il coopère avec Hermann Danz  pour unifier l'organisation des cellules du KPD autour de Magdeburg. À partir de décembre 1942 il est en contact avec Franz Jacob  à Berlin. Il est de nouveau arrêté le 9 juillet 1944, condamné à mort le 1er novembre en même temps que Danz, Johann Schellheimer  et Friedrich Rödel , puis exécuté en même temps que les autres.

Schumann-Engert (Leipzig) (1941-1944)

À Leipzig, existaient plusieurs regroupements de militants communistes et antifascistes[120]. Un regroupement s'était constitué autour de Georg Schumann  et Otto Engert . Un deuxième regroupement s'était constitué à partir de 1939, autour de William Zipperer , Arthur Hoffmann  et Karl Jungbluth. Un troisième regroupement s'était constitué, à partir de 1935, autour de Rudolf Hardtmann, Kurt Roßberg et Karl Plesse. Les trois groupes entretenaient des contacts suivis entre eux, mais les tentatives d'établir une direction unifiée restèrent sans résultat. À partir de la fin de 1942, le groupe autour de Schumann et Engert était en contact avec l'organisation autour de Theodor Neubauer et Magnus Poser  en Thüringen. Il était également en contact avec l'organisation autour d'Anton Saefkow et Franz Jacob  à Berlin.

Le 19 juillet 1944 fut déclenché une série d'arrestations, frappant environ 350 personnes[121]. Furent arrêtés notamment G. Schumann, O. Engert, Kurt Kresse , W. Zipperer, K Jungbluth, A. Hoffmann, Georg Schwarz et Alfred Frank; le 3 aout, fut arrêté Wolfgang Heinz, le 10 aout Richard Lehmann. Le 21 novembre eut lieu le premier procès, contre Schumann, Engert et Kresse, le trois étant condamnés à mort. Les 22 et 23 eut lieu le procès contre Arthur Hoffmann et autres; cinq condamnations à mort furent prononcées: Hoffmann, Zipperer, Jungbluth, Schwarz et Frank. Le 24, dans le cadre du procès contre Charlotte Georgi et autres, Heinze et Lehmann furent condamnés à mort.

Cependant, certains militants avaient réussi à échapper aux arrestations[122]. Vers la fin de 1944, Alfred Kästner  réussit à reconstituer un groupe, qui comprenait entre autre Gerhard Ellrodt, Helmut Holtzhauer, Otto Werner, ultérieurement Otto Bäßler et Paul Kloß, ainsi qu'après leur fuite respectivement libération,  en mars/avril 1945, K. Plesse et K. Roßberg.

 

 

Otto Engert (24/7/1895 ‑ 11/1/1945)

Né à Brösdorf près d'Altenburg[123]. En 1913 il adhère au SPD. Durant la guerre il est appelé à l'armée, il est condamné à quelques mois de prison. Il adhère à l'USPD, en 1920 au KPD. En 1924 il est élu à l'assemblée régionale de Thüringen, il est réélu en 1927. Il est à la tête de la direction du sous-district [Unterbezirk] Saxe de l'Ouest, du KPD. En 1927-1928 il travaille comme rédacteur à la Sächsische Arbeiterzeitung. En 1927 il est condamné à 1 an de prison. En janvier 1929 il est exclu du KPD. Il adhère au KPO. En juillet 1929 il est élu maire de Neuhaus am Rennsteig. Il est arrêté en été 1933, condamné à 8 mois de prison, libéré en début de 1934. Il participe à la constitution d'un groupe de militants communistes avec Georg Schumann . Il est de nouveau arrêté en juillet 1944, condamné à mort le 21 novembre en même temps que Schumann et Kurt Kresse , puis exécuté.

Arthur Hoffmann (29/9/1900 ‑ 12/1/1945)

Né à Wichelsdorf en Silésie[124]. Il adhère au KPD. Il est condamné en 1920 à 2 ans 10 mois de prison. Il dirige un groupe local [Ortsgruppe] puis l'organisation de sous-district [Unterbezirk] de Sprottau, du KPD. En 1925 il s'installe à Leipzig. Il adhère au RFB. À partir de 1927 il fait partie de la direction régionale [Gauleitung] de la Saxe de l'Ouest, du RFB; en 1929 il est révoqué de son poste. En 1929 il est élu conseiller municipal [Stadtverordneter] à Leipzig. Le 13 mars 1931 il est jugé dans le cadre d'un procès contre des membres du RFB; sous la direction de Hoffmann ils avaient acheté des armes auprès d'un employé de l'armée qui gérait un dépôt clandestin d'armes[125]. Hoffmann est condamné à 5 ans de prison, mais amnistié en décembre 1932. Il est arrêté en novembre 1933, condamné en 1934 à 3 ans de prison, libéré en décembre 1937. À partir de 1938 il coopère avec Karl Jungbluth et William Zipperer  dans le cadre du service obligatoire [Dienstverpflichteter] dans des activités antifascistes. Il coopère avec le groupe autour de Georg Schumann et Otto Engert . Il est de nouveau arrêté le 19 juillet 1944, condamné à mort le 23 novembre en même temps que Zipperer, Jungbluth, Georg Schwarz  et Alfred Frank, puis exécuté.

Alfred Kästner (12/12/1882 ‑ 12/4/1945)

Né à Leipzig[126]. Durant la guerre il est appelé à l'armée. Il participe au Groupe Spartakus. En 1918 il fait partie d'u Conseil d'ouvriers et de soldats. Il participe à la constitution du KPD à Leipzig. Il est arrêté en septembre 1933, condamné en 1935 à 2 ans 8 mois de prison. Il est libéré en avril 1939. Il participe au groupe autour de Georg Schumann et Otto Engert . Il est arrêté le 1er mars 1945. Il est assassiné par une unité des SS en même temps que 53 autres antifascistes, dans une carrière de gravier à Lindenthal près de Leipzig.

Kurt Kresse (15/5/1904 ‑ 11/1/1945)

Né à Leipzig[127]. Il apprend le métier d'imprimeur. En 1918 il adhère à la Freie sozialistische Jugend (Jeunesses socialistes libres) (FSJ), en 1920 au KJVD, puis au KPD. Il travaille comme mineur dans la Ruhr. En 1924 il retourne à Leipzig. Il travaille à la Druckerei Giesecke & Devrient, une des plus grandes imprimeries d'Allemagne avec plus de 600 employés. Il dirige une cellule d'entreprise du KPD, jusqu'à son licenciement en 1927. Il fait partie de la direction de secteur Saxe de l'Ouest, du KPD, il travaille pour le Sächsische Arbeiterzeitung. En 1931 il est exclu du KPD. Il est arrêté le 7 juin 1933, détenu pendant cinq semaines. Il est de nouveau arrêté en septembre 1934, libéré en aout 1934. De 1939 à 1944 il travaille comme fraiseur à la Firma J. G. Schelter & Giesecke. Il participe au groupe autour de Rudolf Hardtmann, mais se rapproche par la suite de celui autour de Georg Schumann et Otto Engert . Il est arrêté le 19 juillet 1944, condamné à mort le 21 novembre en même temps que Schumann  et Engert , puis exécuté.

Georg Schumann (28/11/1886 ‑ 11/1/1945)

Né à Reudnitz près de Leipzig[128]. Il apprend le métier de mécanicien-outilleur. Il adhère au Deutscher Metallarbeiter-Verband (Fédération allemande des travailleurs de la métallurgie) (DMV). En 1905 il adhère au SPD. En 1907 il s'installe à Jena. Il travaille à la Firma Carl Zeiss. Il est "homme de confiance" [Vertrauensmann]. De 1907 à 1912 il est membre du comité directeur [Vorstand] de la Sozialistische Arbeiter-Jugend (Jeunesses socialistes ouvrières) (SAJ) à Thüringen. En 1912 il fréquente l'école de parti social-démocrate à Berlin. Il travaille comme rédacteur pour le SPD, à partir de 1913 pour le Leipziger Volkszeitung. Il participe au Gruppe Internationale. Il est brièvement arrêté et détenu en 1915. En 1916 il est appelé à l'armée. À deux reprises il est condamné  à des peines de prison, notamment en novembre 1917, à 6 mois. En novembre 1918 il retourne à Leipzig. Le 4 janvier 1919 il participe avec William Zipperer  à la constitution du KPD à Leipzig. Il travaille comme rédacteur du Rote Fahne. À partir de 1919 il est à la tête de la direction de section [Bezirksleitung] de Leipzig, du KPD, puis à partir de 1921 de Halle-Merseburg. En 1921 il est élu à l'assemblée régionale de Prusse. Au 7e Congrès du KPD en 1921 il est désigné pour faire partie de la Commission centrale [Zentralausschuß] du KPD, au 8e Congrès en 1923, de la Centrale [Zentrale], mais en 1924 il n'est pas reconduit dans cette fonction. En mai 1924 il est élu à l'assemblée nationale, mais sur directive de la Centrale il démissionne. Son mandat à l'assemblée régionale de Prusse se termine à la fin de 1924, la Centrale ne le représenta pas comme candidat. N'étant plus protégé par l'immunité, il est recherché par la police, il se rend à Moscou au début de 1925. Il travaille pour l'Internationale syndicale rouge (il avait été précédemment exclu du DMV). En mars 1926 il retourne en Allemagne. En avril il est arrêté pour avoir fait partie de la Centrale [Zentrale] du KPD en 1923, il est libéré en début de 1927. Au 11e Congrès du KPD en 1927 il est désigné pour faire partie du Comité central. Il dirige l'organisation de section [Bezirksorganisation] de Saxe-Ouest (Leipzig). En mai 1928 il est élu à l'assemblée nationale. En début de 1929 il est révoqué de son poste de dirigeant en Saxe-Ouest. Au 12e Congrès en 1929 il n'est pas reconduit comme membre du CC. En septembre 1930 il est réélu à l'assemblée nationale, mandat qu'il gardera jusqu'en 1933. Il participe ‑ comme Theodor Neubauer  et Bernhard Bästlein  ‑ à la réunion du CC du KPD du 7 février 1933. Il est arrêté le 15 juin 1933, condamné le 15 aout 1934 à 3 ans de prison. Il est libéré au printemps de 1939. Il retourne à Leipzig. À partir de 1941 il constitue avec Otto Engert  un groupe de militants communistes. Il est arrêté le 19 juillet 1944, condamné à mort le 21 novembre en même temps que Kurt Kresse  et Engert, puis exécuté.

Georg Schwarz (27/3/1896 ‑ 12/1/1945)

Né à Zwenkau près de Leipzig[129]. En 1914 il se porte volontaire pour l'armée, mais devient opposant à la guerre. En 1918 il adhère au SPD, et fin novembre à l'USPD. Il fait partie du Conseil d'ouvriers et de soldats de Berlin. En 1919 il s'installe à Leipzig. Il adhère au KPD. Il travaille à la Max Jahn GmbH à Leutzsch. Il est membre du conseil d'entreprise [Betriebsrat]. À partir de 1926 il est conseiller municipal [Stadtverordneter] à Leipzig. Il fait partie de la direction de section [Bezirksleitung] de Saxe-Ouest, du KPD. De 1929 à 1933 il est à la tête de la direction des sous-sections Leipzig, Flöha et Zwenkau, du KPD. En 1929 il est élu à l'assemblée régionale de Saxe, mandat qu'il détient jusqu'en 1930. Il est arrêté le 1er mars 1933, libéré en mars 1934. Il participe à la constitution d'organisations du KPD à Leipzig. Il participe au groupe autour de Georg Schumann et Otto Engert . En automne de 1942 il est appelé à l'armée. En 1943 il retourne à Leipzig. Il est arrêté de nouveau le 18 ou 19 juillet 1944, condamné à mort le 23 novembre 1944, puis exécuté.

William Zipperer (27/12/1884 ‑ 12/1/1945)

Né à Dresde[130]. En 1906 il adhère au SPD. Il participe au Groupe Spartakus. Il adhère à l'USPD. Durant la guerre il est conseiller municipal à Leipzig, mais il démissionne de son mandat. En 1918 il fait partie du Conseil d'ouvriers et de soldats à Leipzig. Le 4 janvier 1919, à la réunion de constitution du KPD à Leipzig il est élu président. Il est arrêté et détenu de mai à novembre 1919. Il fait partie de la direction de section [Bezirksleitung] de Saxe-Ouest, du KPD. De 1923 à 1925 il travaille comme rédacteur à la Sächsische Arbeiterzeitung. En 1926 il est exclu du KPD. À partir de 1938 il coopère avec Karl Jungbluth et Arthur Hoffmann  dans le cadre d'un service obligatoire [Dienstverpflichteter] dans des activités antifascistes. Il coopère avec le groupe autour de Georg Schumann et Otto Engert . Il est arrêté en juillet 1944, condamné à mort le 23 novembre, puis exécuté.

Index alphabétique des noms

 

Robert Abshagen

Otto Giesselmann

Fritz Lange

Heinrich Preuss

Herbert Splanemann

Judith Auer

Otto Grabowski

Georg Lechleiter

Fritz Rahkob

Werner Steinbrink

Bernhard Bästlein

Herbert Grasse

Kurt Lehmann

Walter Reber

Walter Strohmann

Herbert Baum

Hildegard Guddorf

Georg Lehnig

Oskar Reincke

Fritz Struckmeier

Kurt Bietzke

Wilhelm Guddorf

Karl Lomberg

Wilhelm Rietze

Hermann Tops

Walter Bohne

Paul Hinze

Otto Marquardt

Friedrich Rödel

Herbert Tschäpe

Elisabeth Bruhn

Arthur Hoffmann

Hubert Materlik

Anton Saefkow

Felix Tucholla

Gustav Bruhn

Josef Höhn

Franz Mett

Johann Schellheimer

Käthe Tucholla

Walter Budeus

Cäsar Horn

Hermann Michaelis

Kurt Schill

Elfriede Tygör

Hans Coppi

Hans Hornberger

Erich Mielke

Otto Schmirgal

Robert Uhrig

Hermann Danz

Franz Jacob

Erich Mumm

Georg Schumann

Elli Voigt

Valentin Deinet

Paul Junius

Otto Nelte

Karl Schuster

Martin Weise

Karl Delbeck

Heinz Kapelle

Theodor Neubauer

Martin Schwantes

Paul Wengels

Charlotte Eisenblätter

Alfred Kästner

Eugen Neutert

Georg Schwarz

Erich Ziegler

Fritz Emrich

Ernst Knaack

Hugo Paul

Werner Seelenbinder

William Zipperer

Otto Engert

Kurt Kresse

Fritz Plön

Rudolf Seiffert

Paul Zobel

Karl Frank

Erich Kurz

Magnus Poser

Friedrich Siedentopf

 

Willi Gall

Karl Lade

Gerhard Possner

John Sieg

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes



[1]. http://www.obersalzberg.de/cms_d/content/de_ausstellung_widerstand/gruppen_5.html.

http://www.bpb.de/publikationen/1X57WC,0,0,Opposition_und_Widerstand_der_Arbeiterbewegung.html

http://www.ddr-biografien.de/00000095890f9bc01/0000009589137ed36.html

O. Winzer: Zwölf Jahre Kampf gegen Faschismus und Krieg, S. 196 (Bibliographie )

M. Broszat, H. Mehringer (Hg.): Bayern in der NS-Zeit (Band 5) -  Die Parteien KPD, SPD, BVP in Verfolgung und Widerstand, S. 270 (Bibliographie )

K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung im Inland und in der Emigration - Band 1 - 1933-1939 (Bibliographie )

K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung im Inland und in der Emigration - Band 2 - 1939-1945 (Bibliographie )

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945 - Ein biographisches Lexikon - Band 10 - Literatur- und Archivalienverzeichnis (Bibliographie )

IML beim ZK der SED (Hg.): Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, Band 5: Von Januar 1933 bis Mai 1945 (Bibliographie )

[2]. IML beim ZK der SED (Hg.): Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, Band 5 (Bibliographie )

[3]K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung im Inland und in der Emigration - Band 1 - 1933-1939, S. 163 (Bibliographie )

K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung im Inland und in der Emigration - Band 2 - 1939-1945, S. 46 (Bibliographie )

IML beim ZK der SED (Hg.): Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, Band 5 (Bibliographie )

[4]. http://www.luise-berlin.de/Bms/bmstxt00/0005porb.htm

[5]. IML beim ZK der SED (Hg.): Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, Band 5 (Bibliographie )

[6]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945 - Ein biographisches Lexikon - Band 11 - 1. biographischer Ergänzungsband: Buchstaben A bis J, S. 47 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[7]. http://www.berlin.de/ba-charlottenburg-wilmersdorf/bezirk/lexikon/textkersten.html

http://bda-koepenick.de/seelenbinder.html

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 11, S. 148 (Bibliographie )

U. Köhler-Lutterbeck, M. Siedentopf (Hg.): Lexikon der 1000 Frauen (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer 1933-1945 - Band 1, S. 217 (Bibliographie )

[8]. http://bda-koepenick.de/verfolgte/Fritz Emrich

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945 - Ein biographisches Lexikon - Band 2 - Buchstaben C bis G, S. 131 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten: biographisches Handbuch 1918 bis 1945, S. 224 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg 1942‑1945, S. 134 (Bibliographie )

[9]. http://bda-koepenick.de/verfolgte/Karl-Wilhelm Frank

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 2, S. 186 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 275 (Bibliographie )

[10]. http://bda-koepenick.de/verfolgte/Hildegard Guddorf

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 2, S. 324 (Bibliographie )

[11]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945 - Ein biographisches Lexikon - Band 3 - Buchstaben H bis J, S. 108 (Bibliographie )

[12]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945 - Ein biographisches Lexikon - Band 12 - 2. biographischer Ergänzungsband: Buchstaben K bis Z, S. 66 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 506 (Bibliographie )

[13]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945 - Ein biographisches Lexikon - Band 5 - Buchstaben L bis O, S. 49 (Bibliographie )

[14]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 5, S. 54 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[15]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/mett/

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... - Band 12, S. 123 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 635 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[16]. http://bda-koepenick.de/verfolgte/Hermann Michaelis

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... - Band 12, S. 125 (Bibliographie )

[17]. http://bda-koepenick.de/verfolgte/Fritz Plön

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945 - Ein biographisches Lexikon - Band 6 - Buchstaben P bis R, S. 64 (Bibliographie )

[18]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 6, S. 82 (Bibliographie )

[19]. http://bda-koepenick.de/verfolgte/Wilhelm Rietze

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... - Band 12, S. 186 (Bibliographie )

[20]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945 - Ein biographisches Lexikon - Band 7 - Buchstabe S, S. 105 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 805 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[21]. http://lag.vvn-bda-ffo.de/2009/07/10/albert-kayser/

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945 - Ein biographisches Lexikon - Band 4 - Buchstabe K, S. 44 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 437 (Bibliographie )

[22]. http://bda-koepenick.de/verfolgte/Werner Seelenbinder

http://bda-koepenick.de/seelenbinder.html

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 7, S. 212 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 184 (Bibliographie )

K.‑H. Jahnke: Ermordet und ausgelöscht..., S. 107 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[23]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 7, S. 237 (Bibliographie )

[24]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945 - Ein biographisches Lexikon - Band 8 - Buchstaben T bis Z, S. 55 (Bibliographie )

[25]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 8, S. 71 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[26]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 8, S. 71 (Bibliographie )

[27]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 8, S. 74 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[28]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/uhrig/

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 8, S. 79 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 950 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 207 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[29]. http://bda-koepenick.de/verfolgte/Paul Wengels

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 8, S. 177 (Bibliographie )

[30]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 8, S. 281 (Bibliographie )

[31]. IML beim ZK der SED (Hg.): Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, Band 5, S. 278-283 (Bibliographie )

K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 1, S. 162 (Bibliographie )

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... - Band 10, S. 36 (Bibliographie )

[32]IML beim ZK der SED (Hg.): Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, Band 5, S. 278-283 (Bibliographie )

K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 2, S. 44‑47 (Bibliographie )

[33]IML beim ZK der SED (Hg.): Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, Band 5, S. 309 (Bibliographie )

[34]L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 11, S. 101 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 40 (Bibliographie )

[35]L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 2, S. 285 (Bibliographie )

[36]L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 11, S. 232 (Bibliographie )

[37]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 2, S. 291 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 73 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 526‑528 (Bibliographie )

[38]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 5, S. 282 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 147 (Bibliographie )

[39]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 7, S. 238 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 186 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 868 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[40]. K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 2, S. 45 (Bibliographie )

[41]. H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 330 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 77 (Bibliographie )

U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe - Bericht über den antifaschistischen Widerstandskampf in Hamburg und an der Wasserkante während des Zweiten Weltkrieges, S. 187 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 345 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[42]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 5, S. 23 (Bibliographie )

[43]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 8, S. 160 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 215 (Bibliographie )

[44]. IML beim ZK der SED (Hg.): Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, Band 5, S. 306-308 (Bibliographie )

[45]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/budeus/

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945 - Ein biographisches Lexikon - Band 1 - Buchstaben A und B, S. 257 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 37 (Bibliographie )

[46]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 7, S. 328 (Bibliographie )

[47]. http://die-linke.de/fileadmin/download/zusammenschluesse/bag_rex/rundbrief_2_2009.pdf

K.‑H. Jahnke: Ermordet und ausgelöscht - zwölf deutsche Antifaschisten, S. 47 (Bibliographie )

IML beim ZK der SED (Hg.): Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, Band 5, S. 259-262 (Bibliographie )

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... - Band 10, S. 31 (Bibliographie )

[48]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/kapelle/

http://die-linke.de/fileadmin/download/zusammenschluesse/bag_rex/rundbrief_2_2009.pdf

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 4, S. 26 (Bibliographie )

K.‑H. Jahnke: Ermordet und ausgelöscht..., S. 49 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 474 (Bibliographie )

[49]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 8, S. 265 (Bibliographie )

http://die-linke.de/fileadmin/download/zusammenschluesse/bag_rex/rundbrief_2_2009.pdf

http://geschichte.dkp-neukoelln.de/inhalt/chronik/abschnitt.php?id=6

[50]IML beim ZK der SED (Hg.): Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, Band 5, S. 259 (Bibliographie )

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... - Band 10, S. 34 (Bibliographie )

[51]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/gall/

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 11, S. 194 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 63 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 282 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 288 (Bibliographie )

[52]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 5, S. 267 (Bibliographie )

[53]L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... - Band 10, S. 23 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 21 (Bibliographie )

K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 2, S. 139 (Bibliographie )

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 11, S. 34 (Bibliographie )

[54] http://www.scribd.com/doc/37426663/Vortrag-der-Jugendantifa-Berlin-JAB-uber-die-Widerstandsgruppe-Gruppe-Baum

[55]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/baum-1/

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 11, S. 34 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 20 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 84 (Bibliographie )

[56]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/steinbrink/

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 7, S. 296 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 196 (Bibliographie )

[57]. http://www.unter-hamburg.de/kommunistischer_widerstan.369.0.html

http://resistanceallemande.online.fr/communistes/communistes.htm

http://www.bpb.de/publikationen/1X57WC,0,0,Opposition_und_Widerstand_der_Arbeiterbewegung.html

http://www.bpb.de/publikationen/1X57WC,0,0,Opposition_und_Widerstand_der_Arbeiterbewegung.html

U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 187 (Bibliographie )

U. Hochmuth, G. Meyer: Streiflichter aus dem Hamburger Widerstand 1933-1945 - Berichte und Dokumente (Bibliographie )

K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 2, S. 146-147, 261 (Bibliographie )

[58]U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 50 (Bibliographie )

[59]U. Hochmuth, G. Meyer: Streiflichter aus dem Hamburger Widerstand 1933-1945..., S. 351 (Bibliographie )

[60]U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 50‑51 (Bibliographie )

[61]K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 2, S. 261 (Bibliographie )

[62]U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 130 (Bibliographie )

[63]. G. Meyer: Nacht über Hamburg - Berichte und Dokumente, S. 94 (Bibliographie )

U. Hochmuth, G. Meyer: Streiflichter aus dem Hamburger Widerstand 1933-1945..., S. 378, 385 (Bibliographie )

U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 211 (Bibliographie )

http://www.hamburg.vvn-bda.de/_alt/archiv/rede.htm

[64]. H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 55 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 11 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Niemand und nichts wird vergessen - Biogramme und Briefe Hamburger Widerstandskämpfer 1933‑1945 - eine Ehrenhain-Dokumentation in Text und Bild, S. 18 (Bibliographie )

U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 179 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 35 (Bibliographie )

[65]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/baestlein/

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 11, S. 32 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 79 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 17 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Niemand und nichts wird vergessen - Biogramme und Briefe Hamburger Widerstandskämpfer..., S. 31 (Bibliographie )

U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 173 (Bibliographie )

G. Nitzsche (Hg.): Die Saefkow-Jacob-Bästlein-Gruppe - Dokumente und Materialien des illegalen antifaschistischen Kampfes (1942 bis 1945), S. 17 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 78 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[66]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/bohne/

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 30 (Bibliographie )

U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 185 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 142 (Bibliographie )

[67]. http://www.roterhusar.org/ggrechts/bruhn/

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 36 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Niemand und nichts wird vergessen - Biogramme und Briefe Hamburger Widerstandskämpfer..., S. 43 (Bibliographie )

U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 182 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 162 (Bibliographie )

[68]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/bruhn/

http://www.roterhusar.org/ggrechts/bruhn/bruhnbroschu1.html

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 1, S. 246 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 152 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 36 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Niemand und nichts wird vergessen - Biogramme und Briefe Hamburger Widerstandskämpfer..., S. 46 (Bibliographie )

U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 182 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 162 (Bibliographie )

[69]U. Hochmuth: Niemand und nichts wird vergessen - Biogramme und Briefe Hamburger Widerstandskämpfer..., S. 74 (Bibliographie )

G. Meyer: Nacht über Hamburg..., S. 91 (Bibliographie )

[70]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/jacob-1/

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 3, S. 168 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 404 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 99 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 164 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Niemand und nichts wird vergessen - Biogramme und Briefe Hamburger Widerstandskämpfer..., S. 78 (Bibliographie )

U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 176 (Bibliographie )

G. Nitzsche (Hg.): Die Saefkow-Jacob-Bästlein-Gruppe..., S. 13 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 451 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[71]. U. Hochmuth: Niemand und nichts wird vergessen - Biogramme und Briefe Hamburger Widerstandskämpfer..., S. 107 (Bibliographie )

U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 50, 213 (Bibliographie )

[72]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/reincke/

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 161 (Bibliographie )

[73]. http://www.hamburg.vvn-bda.de/_alt/archiv/rede.htm

U. Hochmuth: Niemand und nichts wird vergessen - Biogramme und Briefe Hamburger Widerstandskämpfer..., S. 111 (Bibliographie )

U. Puls: Die Bästlein-Jacob-Abshagen-Gruppe..., S. 214 (Bibliographie )

[74]. K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 1, S. 168 (Bibliographie )

K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 2, S. 53, 147‑148 (Bibliographie )

W. A. Schmidt: Damit Deutschland lebe, S. 331 (Bibliographie )

F. Salm: Im Schatten des Henkers - vom Arbeiterwiderstand in Mannheim gegen faschistische Diktatur und Krieg, S. 188 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 231 (Bibliographie )

[75]. W. A. Schmidt: Damit Deutschland lebe, S. 332 (Bibliographie )

U. Niess, M. Caroli: Geschichte der Stadt Mannheim - Band 3 - 1914-2007, S. 390 (Bibliographie )

[76]. H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 533 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 126 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 577 (Bibliographie )

[77]. http://resistanceallemande.online.fr/communistes/communistes.htm

http://www.bpb.de/publikationen/1X57WC,0,0,Opposition_und_Widerstand_der_Arbeiterbewegung.html

http://www.ddr-biografien.de/00000095890f9bc01/0000009589137ed36.html

http://www.dearchiv.de/php/dok.php?archiv=mbl&brett=M94_05&fn=HOCHMUT.594&menu=r1994

K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 2 (Bibliographie )

G. Meyer: Nacht über Hamburg..., S. 94 (Bibliographie )

[78]IML beim ZK der SED (Hg.): Beiträge zur Geschichte der Arbeiterbewegung - Band 36, S. S. 97, S. 101 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 88 (Bibliographie )

[79]. http://bda-koepenick.de/verfolgte/Judith Auer

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 11, S. 25 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 15 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 110 (Bibliographie )

G. Nitzsche (Hg.): Die Saefkow-Jacob-Bästlein-Gruppe..., S. 97 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 59 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[80]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 3, S. 130 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 161 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[81]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/horn/

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 3, S. 139 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 96 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 162 (Bibliographie )

G. Nitzsche (Hg.): Die Saefkow-Jacob-Bästlein-Gruppe..., S. 99 (Bibliographie )

[82]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 3, S. 206 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 168 (Bibliographie )

G. Nitzsche (Hg.): Die Saefkow-Jacob-Bästlein-Gruppe..., S. 100 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[83]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 4, S. 219 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[84]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 5, S. 13 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 181 (Bibliographie )

G. Nitzsche (Hg.): Die Saefkow-Jacob-Bästlein-Gruppe..., S. 101 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[85]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 5, S. 161 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 195 (Bibliographie )

G. Nitzsche (Hg.): Die Saefkow-Jacob-Bästlein-Gruppe..., S. 102 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 618 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[86]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 5, S. 208 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 198 (Bibliographie )

[87]. http://www.hdg.de/lemo/html/biografien/MielkeErich/index.html

[88]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/saefkow/

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 7, S. 15 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 761 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 169 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 221 (Bibliographie )

G. Nitzsche (Hg.): Die Saefkow-Jacob-Bästlein-Gruppe..., S. 9 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[89]L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 7, S. 221 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 236 (Bibliographie )

[90]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 7, S. 270 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 241 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[91]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/tschaepe/

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 8, S. 68 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 246 (Bibliographie )

G. Nitzsche (Hg.): Die Saefkow-Jacob-Bästlein-Gruppe..., S. 106 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[92]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... - Band 12, S. 251 (Bibliographie )

U. Hochmuth: Illegale KPD und Bewegung "Freies Deutschland" in Berlin und Brandenburg..., S. 248 (Bibliographie )

G. Nitzsche (Hg.): Die Saefkow-Jacob-Bästlein-Gruppe..., S. 107 (Bibliographie )

http://www.museum-lichtenberg.de/fileadmin/nswiderstand/ns2.xml

[93]. L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 8, S. 110 (Bibliographie )

[94]. http://www.bredelgesellschaft.de/schoeps/rb1999.htm

http://www.gewerkschaftsprozesse.de/index.php?area=4&sub=77

http://kulturvereinigung.de/Archiv/veroeffent01.htm

http://www.gewerkschaftsprozesse.de/index.php?area=4&sub=77&tres=114

http://www.gewerkschaftsprozesse.de/index.php?area=4&sub=77&tres=117

http://www.gewerkschaftsprozesse.de/index.php?area=4&sub=77&tres=116

K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 2, S. 142‑143 (Bibliographie )

[95]H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 462 (Bibliographie )

[96]I. Marssolek: Arbeiterbewegung nach dem Krieg (1945-1948) - am Beispiel Remscheid, Solingen, Wuppertal, S. 80 (Bibliographie )

[97]. http://www.gewerkschaftsprozesse.de/index.php?area=4&sub=77&tres=114

[98]G. Homburg: Sozialdemokratie unterm Hakenkreuz - Ostwestfalen-Lippe 1933-1945, S. 100 (Bibliographie )

[99]. G. Homburg: Sozialdemokratie unterm Hakenkreuz..., S. 100 (Bibliographie )

[100]H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 296 (Bibliographie )

[101]. H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 663 (Bibliographie )

www.kulturvereinigung.de/.../veroeffent01.htm,

http://www.nrhz.de/flyer/beitrag.php?id=1086

[102]. http://www.gelsenzentrum.de/zielasko_gruppe.htm

K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 2, S. 143‑144 (Bibliographie )

Internationale wissenschaftliche Korrespondenz zur Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung - Band 41, S. 450 (Bibliographie )

[103]. Internationale wissenschaftliche Korrespondenz zur Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung - Band 41, S. 464 (Bibliographie )

[104]. Internationale wissenschaftliche Korrespondenz zur Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung - Band 41, S. 461 (Bibliographie )

[105]. Internationale wissenschaftliche Korrespondenz zur Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung - Band 41, S. 464 (Bibliographie )

G. Lehrke: Gedenkstätten für Opfer des Nationalsozialismus: historisch-politische Bildung an Orten des Widerstands und der Verfolgung, S. 162 (Bibliographie )

[106]. Internationale wissenschaftliche Korrespondenz zur Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung - Band 41, S. 464 (Bibliographie )

[107]. Internationale wissenschaftliche Korrespondenz zur Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung - Band 41, S. 455 (Bibliographie )

I. Stuiber: Hingerichtet in München-Stadelheim - Opfer nationalsozialistischer Verfolgung auf dem Friedhof am Perlacher Forst, S. 40 (Bibliographie )

[108]. http://www.gelsenzentrum.de/friederich_fritz_rahkob.htm

[109]. Internationale wissenschaftliche Korrespondenz zur Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung - Band 41, S. 461 (Bibliographie )

[110]. Internationale wissenschaftliche Korrespondenz zur Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung - Band 41, S. 464 (Bibliographie )

I. Stuiber: Hingerichtet in München-Stadelheim..., S. 40 (Bibliographie )

[111]K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 2, S. 149 (Bibliographie )

[112]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/neubauer/

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 145 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 630 (Bibliographie )

G. Glondajewski, H. Schumann: Die Neubauer-Poser-Gruppe, S. 7-10 (Bibliographie )

K. Haferkorn: Kommunisten im Reichstag - Reden und biographische Skizzen, S. 442 (Bibliographie )

[113]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/poser/

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 157 (Bibliographie )

G. Glondajewski, H. Schumann: Die Neubauer-Poser-Gruppe, S. 11‑13 (Bibliographie )

[114]K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 2, S. 146 (Bibliographie )

[115]. http://www.uni-magdeburg.de/mbl/Biografien/0064.htm

http://magdeburg.de/media/custom/698_9216_1.PDF

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 11, S. 113 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 175 (Bibliographie )

G. Nitzsche (Hg.): Die Saefkow-Jacob-Bästlein-Gruppe..., S. 97 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 186 (Bibliographie )

[116]. http://www.uni-magdeburg.de/mbl/Biografien/0042.htm

[117]. http://www.uni-magdeburg.de/mbl/Biografien/0048.htm

http://magdeburg.de/media/custom/698_9218_1.PDF

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... - Band 6, S. 166 (Bibliographie )

[118]. http://www.uni-magdeburg.de/mbl/Biografien/0051.htm

http://www.jhs-wilhelm-pieck.de/schellheimer.htm

http://magdeburg.de/media/custom/698_9219_1.PDF

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 7, S. 54 (Bibliographie )

[119]. http://www.uni-magdeburg.de/mbl/Biografien/0658.htm

http://magdeburg.de/media/custom/698_9220_1.PDF

L. Berthold, H.‑J. Fieber (Hg.): Widerstand in Berlin gegen das NS-Regime 1933 bis 1945... Band 7, S. 194 (Bibliographie )

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 854 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 182 (Bibliographie )

[120]Internationale wissenschaftliche Korrespondenz zur Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung - Band 38, S. 144‑155 (Bibliographie )

Zeitschrift für Geschichtswissenschaft - Band 13, S. 26-30 (Bibliographie )

K. Mammach: Widerstand - Geschichte der deutschen antifaschistischen Widerstandsbewegung... Band 2, S. 144‑146 (Bibliographie )

[121]N. Haase, B. Sack (Hg.): Muenchner Platz, Dresden, S. 94-97 (Bibliographie )

Internationale wissenschaftliche Korrespondenz zur Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung - Band 38, S. 170‑176 (Bibliographie )

[122]N. Haase, B. Sack (Hg.): Muenchner Platz, Dresden, S. 99 (Bibliographie )

[123]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/engert/

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 227 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 54 (Bibliographie )

I. Krause: Die Schumann-Engert-Kresse-Gruppe, S. 87 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 235 (Bibliographie )

[124]. http://www.leipzig-lexikon.de/biogramm/Hoffmann_Arthur.htm

I. Krause: Die Schumann-Engert-Kresse-Gruppe, S. 93 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 408 (Bibliographie )

[125]. http://www.leipzigs-neue.de/archiv/2005/LN-04-2005.pdf

[126]. http://www.leipzig-lexikon.de/biogramm/Kaestner_Alfred.htm

I. Krause: Die Schumann-Engert-Kresse-Gruppe, S. 96 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 478 (Bibliographie )

[127] http://www.leipzig-lexikon.de/biogramm/Kresse_Kurt.htm

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 498 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 120 (Bibliographie )

I. Krause: Die Schumann-Engert-Kresse-Gruppe, S. 89 (Bibliographie )

L. Kraushaar (Hg.): Deutsche Widerstandskämpfer... Band 1, S. 528 (Bibliographie )

[128]. http://www.gdw-berlin.de/nc/de/vertiefung/biographien/biografie/view-bio/schumann/

http://www.leipzig-lexikon.de/biogramm/Schumann_Georg.htm

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 849 (Bibliographie )

P. Steinbach, J. Tuchel (Hg.): Lexikon des Widerstandes - 1933-1945, S. 180 (Bibliographie )

I. Krause: Die Schumann-Engert-Kresse-Gruppe, S. 85 (Bibliographie )

[129]. http://www.leipzig-lexikon.de/biogramm/Schwarz_Georg.htm

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 856 (Bibliographie )

I. Krause: Die Schumann-Engert-Kresse-Gruppe, S. 98 (Bibliographie )

[130]. http://www.leipzig-lexikon.de/PERSONEN/18841227.htm

H. Weber, A. Herbst: Deutsche Kommunisten..., S. 1061 (Bibliographie )

I. Krause: Die Schumann-Engert-Kresse-Gruppe, S. 101 (Bibliographie )